Pas de victime belge lors d’attaques sur la base de Kandahar

L’immense base aérienne de Kandahar, située dans le sud de l’Afghanistan, qui abrite notamment une centaine de militaires et depuis le mois de mai aussi une équipe chirurgicale belges, a été visée trois fois à la roquette la semaine dernière. Aucun blessé ni dégât n’est à déplorer dans les rangs belges, a précisé ce vendredi le ministère de la Défense.

Les attaques à la roquette contre la base aérienne de Kandahar, dans le sud de l’Afghanistan, ont eu lieu les 27, 28 et 29 juillet. La première fois, il y a eu une salve de 7 roquettes tirées par des insurgés. C’est ce qu’a précisé ce vendredi un porte-parole militaire lors d’un point presse hebdomadaire au ministère de la Défense, consacré aux opérations à l’étranger.

Les attaques à la roquette n’ont heureusement fait aucun blessé ni de dégât matériel dans les rangs belges. Kandahar Airfield, la grande base aérienne de l’Otan, abrite des milliers de militaires étrangers dont une centaine de Belges.

Ces derniers sont principalement chargés de mettre en œuvre six chasseurs bombardiers F-16, pour appuyer les troupes terrestres de la force internationale d’assistance de la sécurité (ISAF), dirigée par l’Alliance Atlantique. Ces appareils n’ont effectué aucun tir ni bombardement au cours de la semaine écoulée, pendant laquelle ils ont par contre réalisé en moyenne une mission quotidienne.

Entretemps, la Belgique a commencé à rappeler au pays une partie de ses militaires stationnés en Afghanistan. D’ici fin septembre, tous ceux qui étaient chargés de la sécurité sur l’aéroport de Kaboul auront achevé leur mission. Quelque 600 militaires belges sont encore actifs en Afghanistan.

Des médecins belges à l’hôpital de l’ISAF à Kandahar

Depuis le mois de mai dernier, une équipe de chirurgiens de l’armée belge a rejoint un hôpital de campagne déployé sur la base aérienne de Kandahar. Les six membres de l’équipe belge soignent des victimes des combats dans cette région.

La composante médicale de l’armée belge veut ainsi retrouver une expérience en traumatologie de guerre, qu’elle a un peu perdue ces derniers temps faute de participation à des opérations militaires de haute intensité. L’équipe belge a pour tâche principale de soigner des blessures graves provoquées par des engins explosifs improvisés, des blessures par balles ou des blessures provenant d’accidents graves de la circulation, dont ont été victimes des membres du personnel de la force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF), mais aussi des membres des forces de sécurité afghanes ou de la population locale.

Les médecins belges travaillent avec des collègues d’autres nationalités dans l’hôpital « rôle trois » (du plus haut niveau de qualité) de Kandahar, financé par l’Otan et géré par la marine américaine. Il comporte 4 salles d’opération et un service de soins intensifs.