Hausse des agressions envers les policiers

Le syndical libéral de la police déposera un préavis de grève nationale. Il demande une meilleure protection des agents après les incidents survenus ces derniers jours au cours desquels des policiers ont été menacés et parfois blessés.

Un incident s'était produit dans la nuit de samedi à dimanche à Etterbeek. Une dizaine de jeunes gens ont pris à partie des policiers à la suite du contrôle d'une voiture et de ses occupants. La semaine passée, des agents qui assistaient un huissier à Malines ont dû être hospitalisés à la suite d'une altercation violente. A Vilvorde, trois agents ont été blessés lors d'un contrôle d'identité.

Enfin dans la nuit de lundi à mardi, un policier a encore été blessé à Anderlecht lors d'échauffourées avec une bande de jeunes, à la suite d'un contrôle d'identité. 

Chaque fois les fauteurs de troubles qui ont été interpellés et mis à la disposition du parquet ont été remis en liberté quelques plus tard à la grande frustration des policiers.

"La coupe est pleine. Nous devons donner de toute urgence le signal que cela ne peut plus durer", a expliqué le vice-président du SLFP-Police, Vincent Houssin. Le préavis de grève qu'il déposera expirera en septembre.

Une grève fera le jeu des émeutiers

Une grève de la police ne mettra pas un terme aux violences contre les agents", a déclaré Ruddy Callewaert, porte-parole du syndicat policier indépendant Sypol. "Au contraire, une grève fera surtout le jeu des émeutiers." Fort de cette conviction, Sypol avance plusieurs propositions pour lutter contre les émeutes, comme une tolérance zéro stricte, la comparution immédiate et des peines plus lourdes pour les manifestants masqués.

Sypol réagit ainsi à l'avis de grève que le syndicat libéral de la police SLFP a déposé pour septembre. "Les émeutiers auront quartier libre, en cas de grève. Il sera difficile de rétablir l'ordre la semaine suivante", a déclaré Ruddy Callewaert.
Plutôt que des actions sociales, Sypol a préparé un certain nombre de "propositions réalisables", pour endiguer les émeutes à Bruxelles.
Le syndicat plaide notamment pour l'introduction d'une tolérance zéro stricte. En outre, il demande que les manifestants masqués soient punis plus sévèrement et que ceux déjà reconnus coupables de vandalisme, de dégradations ou de vols lors d'émeutes, ne puissent plus participer à aucune manifestation. Enfin, Sypol demande que "les accusés, dont les méfaits sont établis de façon indiscutable, se justifient dans un délai de cinq jours."
"Le 29 août, nous avons une réunion avec la commissaire générale De Bolle, mais en attendant, il serait mieux de déjà prendre des mesures pour éviter une augmentation du nombre de victimes", a ajouté Ruddy Callewaert.