Eventuelles fissures au réacteur 3 de Doel

Le réacteur 3 de la centrale nucléaire de Doel (Flandre orientale) a été mis temporairement à l’arrêt, par mesure de précaution. Lors d’un contrôle annuel, un possible défaut à la cuve a en effet été constaté. L’Agence fédérale du contrôle nucléaire (AFCN) a demandé une enquête supplémentaire.

Le troisième réacteur de la centrale nucléaire de Doel, en Flandre orientale, est à l’arrêt depuis le début du mois de juin, pour un entretien annuel. Mais lors de cette inspection prévue, un examen complémentaire s’est avéré nécessaire. Dans l’attente des résultats de cet examen le réacteur n’a pas été relancé, a indiqué à l’agence de presse Belga la porte-parole d’Electrabel, Lut Vande Velde.

« Une nouvelle méthode d’analyse de la cuve avec des capteurs ultrasoniques a été réalisée lors de la révision planifiée de la centrale de Doel 3. Bien que les résultats de ces analyses ne soient pas encore complètement établis à ce stade, il apparaît déjà que les capteurs ultrasoniques ont détecté sur la cuve la présence de très nombreuses indications qui pourraient s’assimiler à de potentielles fissures », indique l’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN).

Dans l’attente des résultats complets, le réacteur restera à l’arrêt, au moins jusqu’au 31 août prochain. Selon l’AFCN, il n’y a aucun danger pour la population, les travailleurs ni l’environnement de la centrale nucléaire. Le combustible nucléaire a été déchargé.

Le réacteur 2 de la centrale nucléaire de Tihange (photo) sera lui aussi bientôt à l’arrêt, pour une révision planifiée en septembre. Selon le gestionnaire de l’électricité, Elia, il n’y aurait rien à craindre pour l’approvisionnement en énergie.