Pas de médaille pour le relais belge

Kevin et Jonathan Borlée, Antoine Gillet et Michael Bultheel (ce dernier remplaçait Nils Duerinck) ont terminé la course relais sur 4x400m, ce vendredi soir à Londres, à la 6e place, avec un chrono de 3 minutes 1 seconde et 83 centièmes. La victoire est allée aux Bahamas, devant les Etats-Unis et Trinité/Tobago. La Grande-Bretagne et la Russie devançaient aussi encore les Belges champions d’Europe à Helsinki.

A la suite des demi-finales, au cours desquelles le relais belge avait finalement été repêché pour la finale avec le 6e meilleur temps, l’entraîneur Jacques Borlée (photo) avait décidé de remplacer Nils Duerinck - qui avait montré des signes de fatigue - par Michael Bultheel pour l’épreuve ultime et décisive de ce vendredi soir. Un moment difficile à vivre pour les jeunes athlètes de l’équipe belge, mais que Duerinck a - selon les dires de tous ses coéquipiers et de l’entraîneur - géré de façon exemplaire. Il leur a en effet témoigné beaucoup de soutien et d'encouragements.

Jacques Borlée avait également modifié l’ordre du relais, plaçant son fils Kevin en première place. Ce dernier passait le témoin en 3e position à Antoine Gillet, qui le remettait en 7e position à Jonathan. Celui-ci était 5e lorsqu’il passa le relais à Michael Bultheel, qui termina le dernier 400m à la 6e place, devant le Vénézuéla grâce à une belle ligne droite finale.

Dans cette course de haut niveau, les Belges effectuaient leur parcours en 3 minutes 1 seconde et 83 centièmes, devancés par les Bahamas (2:56.72, photo), les Etats-Unis (2:57.05) et Trinité/Tobago (2:59.40) pour les médailles, mais aussi par la Grande-Bretagne et la Russie.

Il y a quatre ans à Pékin, le 4x400m belge (composé alors des jumeaux Borlée, de Cédric Van Branteghem et d’Arnaud Ghislain) s’est classé cinquième, en établissant le record de Belgique en 2:59.37.

A l’issue de la course, Jonathan Borlée estimait que « la sixième place est notre place. Nous ne pouvions pas espérer plus. Nous avons donné tous les quatre le maximum et je pense que nous nous situons à notre place ».

Son frère Kevin affirmait, lui, que « le fait de pouvoir courir la finale olympique est super. Naturellement, on espère plus dans une telle finale, mais il faut rester positif et continuer à travailler dur. Je suis persuadé que nous pouvons courir plus vite et que dans quatre ans à Rio nous serons bien plus forts et plus expérimentés. La volonté d’aller plus loin est forte ».

Quant à Antoine Gillet, il s’exclamait : « Etre sixième du monde, c’est génial. On a montré à chaque fois que l'on pouvait aller en finale et que l'on était devenu une grosse nation du relais 4x400m dans le monde. Pour ma part, je suis content de mes premiers JO. Mes objectif ont été remplis ».