La Belgique n'a remporté que trois médailles

Le Comité Olympique et Interfédéral belge espérait six médailles pour la Belgique aux JO de Londres, il n’y en aura finalement que trois pour une délégation de 115 athlètes, la plus grande délégation envoyée par notre pays depuis les JO d’Helsinki en 1952.

Le COIB espérait égaler le nombre de médailles remporté par la Belgique à Atlanta soit six médailles mais il n'y en a que trois: une en argent (Lionel Cox/tir), et deux en bronze (Charline Van Snick/judo et Evi Van Acker/voile).

"La Belgique peut repartir la tête haute"

Pierre-Olivier Beckers ne nourissait aucune frustration à l'issue des jeux Olympiques de Londres qui s'achève dimanche soir au stade Olympique. Le président du Comité Olympique et Interfédéral belge (COIB) était même plutôt "satisfait" et estimait que la délégation belge pouvait "repartir la tête haute", au vu des moyens mis à dispositions par rapport à d'autres pays, a-t-il expliqué en guise de premier bilan.

La Belgique a décroché trois médailles: une en argent (Lionel Cox/tir), et deux en bronze (Charline Van Snick/judo et Evi Van Acker/voile), c'est plus qu'à Pékin il y a 4 ans. Mais sans médaille d'or. "Je retiendrai aussi les prestations d'Hans Van Alphen, 4e au monde au décathlon, c'est époustouflant. Je ne vais pas faire une liste parce que je vais en oublier. Je soulignerai tout de même la performance de nos nageurs. Rappelez-vous qu'à Athènes (JO 2004), il n'y avait aucun nageur belge au départ. Huit ans plus tard, la natation est de retour avec des résultats fantastiques. J'en veux pour preuve le relais 4x100m libre, 6e, ou les records de Belgique de François Heersbrandt et Pieter Timmers."

Au-delà des 3 médailles, le président du COIB a rappelé les places d'honneur décrochées par les athlètes belges, mais il est aussi resté sur quelques déceptions. "Il y a trois sports importants dans le giron international dans lesquels nous espérions mieux. Ce sont le tennis, le cyclisme et l'équitation".

"Plus de moyens pour le sport de haut niveau"

Le président du COIB a réclamé plus de moyens et d'investissements des pouvoirs publics pour le sport de haut niveau. "Sans cela, il est impossible de faire de meilleurs résultats et de décrocher plus de médailles", a estimé Pierre-Olivier Beckers qui a posé une question toute simple à l'attention des pouvoirs publics.

Est-ce qu'il est important pour la fierté de notre pays, son image, son épanouissement, la santé de sa jeunesse, d'aller chercher plus de médailles aux Jeux ? C'est une question que je pose aux autorités publiques. Si la réponse est oui, et pour moi elle doit être positive, alors il faut attaquer le problème de façon plus rigoureuse", a estimé Pierre-Olivier Beckers. "Le challenge, ce n'est pas le talent. Il existe dans notre pays. Les jeunes ont un potentiel extraordinaire. Le challenge, ce sont les moyens financiers."
"Il y a eu du chemin parcouru depuis Pékin. Nous avons doublé le budget consacré au sport de haut niveau. Mais c'est de très loin insuffisant. Le budget alloué par la Grande-Bretaghe pour un seul sport, l'aviron, 27 millions d'euros, est supérieur à notre budget pour tous les sports. Le taekwondo britannique a un budget de 5 millions de livres, soit le budget du COIB. Comparer à d'autres nations qui ont décidé d'investir dans le sport, nous sommes très loin. Les pouvoirs publics doivent faire un choix."

Pas de médaille en mountainbike

Sven Nys n'a pas réussi à jouer un grand rôle dans la course olympique de mountainbike à Hadleigh Farm ce dimanche après-midi. La faute en revient à une crevaison qui a ruiné la course et les chances du "cannibale de Baal".

"Ce pneu crevé a vraiment tout gâché", pestait Sven Nys après la course. "J'avais pris un bon départ et je pouvais grappiller des places. Juste avant l'incident technique, j'occupais environ la quinzième place. Le groupe que je voulais rejoindre était dans ma ligne de mire. Tout était donc sous contrôle."
C'est alors que le vélo du champion de cyclo-cross heurta un caillou. "La crevaison m'a fait perdre une minute et j'ai ensuite été obligé de me faire mal pour rattraper le retard. Tout est allé de mal en pis. Je n'avais plus de force et les douleurs au dos devenaient insupportables. J'ai bien encore tenté de poursuivre l'épreuve car je ne voulais pas abandonner. Cependant, avant l'ultime tour, je me suis dit qu'il ne servait à rien de se blesser plus gravement. J'ai eu de la malchance, rien ne peut le prévoir", a-t-il encore ajouté.
De l'avis même de Nys, on ne peut pas parler de la course en terme de déception. "Le parcours pour arriver au JO fut déjà fabuleux. Le top 20 réalisé par Kevin (Van Hoovels, 19e) démontre effectivement qu'il y avait moyen de faire quelque chose de grand. Ma condition était parfaite. Je n'ai malheureusement pas pu le montrer".
Comme Sven Nys, Kevin van Hoovels a aussi connu son lot de malchance ce dimanche. Peu après le départ, il a été victime d'une chute. Au contraire de Nys, van Hoovels a bien terminé la course, à la 19e place.