Une marche contre la libération de Michelle Martin

Rassemblés gare du Nord à Bruxelles dès 14 heures dimanche, ce sont plus de cinq mille personnes qui sont venues participer à la marche de Jean-Denis Lejeune pour une réforme de la justice. Cette action intervient à neuf jours de la décision de la Cour de cassation de valider, ou non, la libération conditionnelle de Michelle Martin, l'ex-compagne de Marc Dutroux.

Les manifestants réclament une réforme rapide de la justice qui laisserait, entre autres, plus de place à la victime dans le débat de la libération du condamné. Cette action intervient à neuf jours de la décision de la Cour de cassation de valider, ou non, la libération conditionnelle de Michelle Martin, l'ex-compagne de Marc Dutroux.

Les discours prononcés par Jean-Denis Lejeune ou encore Laetitia Delhez, l’une des victimes de Marc Dutroux, avant le départ du cortège ont été ponctués de quelques cris en faveur de la peine de mort.

La manifestation a ensuite pris la direction du Palais de Justice, en prenant la Petite ceinture. Malgré la présence d'une dizaine de membres du mouvement d'extrême-droite Nation, la marche était avant tout familiale.

Vu les températures caniculaires, un jeune garçon a d'ailleurs été pris de malaise au départ de la manifestation. Un bus pour les personnes souffrant de la chaleur, ainsi que des points d'eau au Passage 44, à Madou et à Louise, ont été prévus.

A l'issue de la marche, Jean-Denis Lejeune, Laetitia Delhez, l'une des victimes de Marc Dutroux, et Paul Marchal (photo), le papa d'An, ont remercié la foule venue en nombre malgré la chaleur. Ces derniers ont été reçus par la ministre de la Justice, Annemie Turtelboom, pour réclamer une réforme de la justice.

Même si elle n'en a pas l'ampleur, l'initiative de Jean-Denis Lejeune n'est pas sans rappeler la Marche blanche organisée le 20 octobre 1996, au plus fort de l'affaire Dutroux, lorsque plus de 300.000 personnes avaient envahi les rues de Bruxelles.