Priscilla: les deux mineurs placés en institution fermée font appel

Les 2 mineurs placés en institution fermée à la suite du meurtre de Priscilla ont fait appel de cette décision. Le parquet de Bruxelles a aussi confirmé l'existence d'un petit film tourné par l'un des suspects mais n'a rien voulu dévoiler de son contenu.

Trois personnes ont été arrêtées dans l’enquête sur la mort de l’adolescente de 14 ans : un homme âgé de 41 et deux mineurs âgé de 12 et 14 ans, tous les trois voisins de la victime. Ils auraient tous les trois fait des aveux mais leur rôle respectif n’est pas encore très clair. Le corps sans vie de Priscilla avait été retrouvé le 20 juillet dans un champ (photo) de l'entité de Dworp, commune de Beersel, dans le Brabant flamand.

Les 2 mineurs placés en institution fermée à la suite du meurtre de Priscilla ont fait appel de cette décision, a indiqué mardi le parquet de Bruxelles.

Plus tôt dans la journée, l'avocat d'un des jeunes de 12 ans, avait déjà affirmé que son client avait fait appel de son placement. L'autre adolescent impliqué dans les faits, âgé de 16 ans, a lui aussi décidé de suivre cette voie. Son appel devrait être examiné dès demain/mercredi par la chambre de la jeunesse de la cour d'appel de Bruxelles.

La chambre du conseil de Bruxelles ne s'est pas prononcée mardi à propos de l'éventuelle prolongation du mandat d'arrêt du suspect âgé de 41 ans.

L'avocat du suspect a obtenu un report jusqu'au mardi 28 août. L’homme continue d'affirmer qu'il n'a commis aucun acte ayant entraîné la mort de l'adolescente et qu'il a tenté de mettre un terme aux brimades infligées à la jeune fille par les deux mineurs d'âge.

Les tortures filmées avec un gsm

Le quotidien Het Nieuwsblad avait affirmé que l'un des suspects mineurs avait partiellement filmé ces actes avec son gsm et que cette vidéo avait été versée au dossier.
Het Laatste Nieuws précise pour sa part que le plus jeune des deux mineurs suspectés, âgé de 12 ans, aurait été menacé par l’adulte après les faits.

Le parquet a confirmé l'existence d'un petit film tourné par l'un des suspects mais n'a rien voulu dévoiler de son contenu. "Le dossier pénal contient bien un film", a déclaré le porte-parole du parquet, Jean-Marc Meilleur. "Mais nous ne faisons aucun commentaire sur son contenu ou sur sa pertinence par rapport aux faits", a-t-il ajouté.