Les alcolocks toujours pas installés en Belgique

Deux ans après l'introduction dans la législation de la possibilité d’installer des démarreurs éthylométriques (alcolock), aucun appareil de ce type n’a été installé écrit De Morgen. Le secrétaire d’Etat à la Mobilité Melchior Wathelet (CDH) a déclaré qu’il doit faire face à un retard de l’administration.

La loi prévoit pourtant que les juges de police peuvent avoir recours à ce système afin d'empêcher directement quelqu'un sous l'influence de l'alcool de prendre le volant.

En effet, les conducteurs condamnés à placer un antidémarreur dans leur véhicule doivent se soumettre à un alcootest avant de pouvoir démarrer.

"Le juge peut imposer le démarreur éthylométrique les arrêtés d’exécution sont prêts, nous attendons seulement la licence" a déclaré Eddy Roozeller, responsable de la firme qui va distribuer et installer les appareils homologués.

"Nous espérons obtenir rapidement le feu vert de Melchior Wathelet".

Selon ce dernier, le blocage se trouve au niveau de l’administration, dès que la licence lui parviendra, il l’approuvera. Au mois de juin dernier seuls trois belges avaient été condamnés à se voir imposer un démarreur éthylométrique.

Touring déçu

L’organisation Touring déplore que la mise en œuvre de cette législation dure si longtemps. "Pourtant il s’agit d’un système excellent pour empêcher des criminels de la route invétérés de prendre le volant et d’ainsi mettre leur propre vie en danger et celle des autres". Selon Touring le retrait du permis n’est pas très efficace.

"Cela dure apparemment plus longtemps en Belgique qu’aux Pays-Bas. Chez nos voisins du Nord la décision n’a été prise qu’en décembre 2011 et 3.000 jugements ont déjà été prononcés".