18% des adolescents belges lisent mal

Alors qu’au niveau de l’Union quelque 20% des jeunes de 15 ans ne possèdent pas les compétences de base en lecture et écriture, la Belgique se situe au-dessus de la moyenne européenne avec près de 18% d’adolescents mauvais lecteurs. A la veille de la Journée internationale de l’alphabétisation (8 septembre), un groupe d’experts de haut niveau tire la sonnette d’alarme. Son rapport veut encourager à réduire de 20 à 15% le taux de jeunes de 15 ans faibles en lecture, d’ici 2020.

Le rapport de 80 pages rédigé par le groupe d’experts créé par Androulla Vassiliou, la commissaire européenne à l’Eduction, la Culture, la Jeunesse et au Multilinguisme, indique que 20% des jeunes de 15 ans et près de 75 millions d’adultes dans l’Union ne possèdent pas les compétences de base en lecture et écriture. Il tire donc la sonnette d’alarme.

Selon une étude PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) de 2009, les chiffres pour la Belgique sont cependant meilleurs que la moyenne européenne, puisque le pourcentage d’élèves qui éprouvent des difficultés à lire y est évalué à 17,7%.

Le rapport des experts européens souligne en outre un écart important entre les sexes. Le taux de jeunes qui ont des difficultés en lecture est en effet de 13,3% chez les filles et de 26,6% chez les garçons, soit exactement le double. Les experts formulent donc une série de recommandations, allant de la création par les parents d’une culture de la lecture chez leurs enfants jusqu’à l’installation de bibliothèques dans des lieux insolites, en passant par la nécessité d’attirer davantage d’hommes dans les métiers de l’enseignement, afin qu’ils servent de modèles aux garçons.

L’étude donne également des pistes plus spécifiques en vue d’une amélioration de la situation, comme l’investissement dans l’éducation et l’accueil des enfants dès la maternelle, mais aussi l’engagement de spécialistes de la lecture à l’école primaire. Elle conseille aussi un changement d’attitude face à la dyslexie, et préconise une diversification des opportunités d’apprentissage pour les adultes.

Ce rapport, qui sera évoqué les 4 et 5 octobre prochains lors de la réunion de la commissaire Vassiliou avec les ministres européens de l’Education, vise l’objectif de réduire de 20 à 15% d’ici 2020 le taux de jeunes de 15 ans qui sont faibles en lecture.