Inquiétudes pour l’avenir de Ford Genk

Les syndicats de l’usine limbourgeoise du constructeur automobile américain ont rendez-vous ce jeudi, à Cologne (Allemagne), avec le patron de Ford. Ils espèrent y recevoir davantage de détails sur les projets de la direction pour l’implantation à Genk. La crise a entraîné une diminution des commandes de grosses voitures (comme celles assemblées à Genk) et le planning provisoire des jours de chômage économique indique 36 jours d’inactivité pour les travailleurs limbourgeois d’ici la fin de l’année.

« Nous sommes attendus cet après-midi par la direction européenne de Ford, à Cologne. Nous espérons y recevoir confirmation que l’accord d’investissement sera exécuté comme convenu. Mais nous voulons aussi obtenir la date du lancement de la production de la nouvelle Ford Mondeo à Genk », expliquait ce jeudi le syndicaliste Luc Prenen. La production de la nouvelle Mondeo a en effet été reportée pour une durée indéterminée.

Entretemps, il est ressorti d’un planning provisoire des jours de chômage économique que la direction prévoirait 36 jours d’inactivité des travailleurs entre les mois d’octobre et de décembre. L’usine fermerait ainsi 21 jours en octobre et novembre, ainsi que tout le mois de décembre. En cause, une diminution des ventes de grosses voitures - en raison de la crise économique - du type de celles qui sont assemblées à Ford Genk. Les demandes pour les Ford Mondeo seraient aussi en baisse dans l’attente de la sortie du nouveau modèle.

Le quotidien américain Wall Street Journal indique en outre que la direction de Ford travaillerait actuellement à un plan de restructuration pour ses usines en Europe. Une des possibilités serait la fermeture du site limbourgeois, selon le prestigieux journal. Bien qu’il soit très cher, ce scénario présenterait aussi des avantages, écrit le WSJ. Les syndicats belges auraient notamment moins de pouvoir que leurs homologues en Grande-Bretagne ou en Allemagne.

D’autre part le site de Genk, qui produit la Mondeo, entrerait en concurrence avec une usine aux Etats-Unis et une autre au Mexique, qui assemblent pratiquement le même nouveau modèle. Le Wall Street Journal indique néanmoins que le plan n'est pas encore totalement élaboré.

Alors que la direction de Ford nie vouloir fermer le site de Genk, les syndicats ont préféré en avoir le cœur net et se rendent donc ce jeudi à Cologne.