Une croissance économique moins élevée que prévue

Le Bureau du plan prévoit une croissance de 0,7% et une inflation de 1,8% pour l'élaboration du budget 2013 et ses paramètres laissent augurer d'un déficit du PIB plus important que prévu l'an prochain. Le Bureau du Plan prévoit par ailleurs une hausse du chômage en 2012 et 2013.

Selon le budget économique du Bureau du plan, transmis ce vendredi au gouvernement, l'économie belge ralentirait de -0,1% en 2012, ce qui n'aurait cependant qu'un léger impact budgétaire car le déficit serait de 2,95% du PIB pour un objectif de 2,8%, indiquent De Tijd et L'Echo.

Pour l'an prochain le Bureau du plan prévoit une croissance de 0,7%, ce qui conduirait à un déficit, à politique inchangée, de l'ordre de 3,35% du PIB. Or pour rétablir l'équilibre le gouvernement devait ramener à 2,15% le déficit du PIB pour 2013. Pour le respecter, le gouvernement devrait donc trouver 4,6 milliards d'euros d'économies et/ou de recettes supplémentaires.

Un montant important qui s'ajoute aux 13 milliards déjà dégagés sur l'exercice 2012. L'accord du gouvernement prévoyait toutefois déjà une réduction progressive du déficit, via diverses mesures. Mais à l'époque on tablait sur une croissance économique de 2% en 2013 et 2014, il faudra donc ajouter au moins 2,5 milliards d'euros.

Hausse du chômage

Malgré une baisse en 2011, le nombre de chômeurs devrait repartir à la hausse en 2012 et 2013, les créations d'emploi risquant d'être insuffisantes pour faire baisser le chômage, selon des prévisions du Bureau fédéral du Plan.

"Compte tenu de la faible conjoncture en 2012, l'emploi s'est contracté au premier trimestre 2012 et il ne devrait repartir à la hausse qu'au début 2013 sous l'impulsion d'une reprise de l'activité économique", constate le Bureau du Plan.

Cela donne, en moyenne annuelle, une légère augmentation de l'emploi intérieur, à hauteur de 11.000 unités en 2012, et une augmentation de 13.700 unités en 2013. En 2011, l'emploi intérieur avait nettement progressé de 62.000 unités, ce qui était supérieur à la croissance de la population active.

"Sur la période 2012-2013, près de la moitié des créations nettes d'emploi serait attribuable à la progression du nombre d'emplois titres-services", souligne le Bureau du Plan.

Les faibles créations d'emploi attendues cette année et la suivante ne devraient pas suffire à faire baisser le chômage. Alors que le nombre de chômeurs -en ce compris les chômeurs complets indemnisés non demandeurs d'emploi- avait diminué de 26.000 unités en moyenne en 2011, il augmenterait à nouveau de 9.100 unités en 2012 et de 24.000 unités en 2013.

En conséquence, le taux de chômage harmonisé (définition Eurostat) passerait de 7,2% en 2011 à 7,4% en 2013.