ArcelorMittal : les négociations reprennent

Réunis en bureau de conciliation toute la journée de jeudi, syndicats et direction d'ArcelorMittal Liège ont convenu de renouer le dialogue social au sein de l'entreprise. Le bureau de conciliation, tenu à l'initiative de la ministre de l'Emploi Monica De Coninck (SP.A), a demandé aux différentes parties de finaliser l'accord de méthode, le document à l'origine des tensions qui fixe la méthode de négociations, dans un délai de sept jours.

Une fois cet accord finalisé, les interlocuteurs sociaux se sont engagés à entamer sans délai la phase 2 de la procédure Renault. Les projets d'investissements de nature à pérenniser les activités sidérurgiques à Liège, à savoir le plan de 138 millions d'euros destiné à la phase à froid, seront alors confirmés, et les prises de commandes de fer-blanc pour les lignes de Liège relancées.

Syndicats et direction se sont engagés à mettre tout en œuvre pour réussir la négociation. "La direction espère que cette conciliation permettra de renouer le dialogue social au sein de l'entreprise", souligne le porte-parole d'ArcelorMittal.
Pour la CSC, "cette conciliation doit permettre de renouer le dialogue et retrouver une certaine sérénité pour faire face aux enjeux essentiels pour l'avenir des outils liégeois ainsi que des emplois liés", a fait savoir le syndicat par communiqué.

L'ultimatum d’ArcelorMittal

La direction d’ArcelorMittal avait annoncé lundi vouloir renoncer à un plan d'investissement de 138 millions d'euros pour son site de Liège. Le numéro un mondial de l'acier avait annoncé en octobre 2011 la fermeture des deux hauts-fourneaux et de la fonderie sur le site, ce qui devait entraîner 800 pertes d'emplois selon les syndicats. Il avait cependant proposé d'investir dans le maintien d'une activité sidérurgique à Liège, permettant ainsi de préserver 2.000 emplois, mais à condition de négocier un accord sur la fermeture des opérations dites de phase liquide.