La Flandre négocie ses coupes budgétaires

Le gouvernement flamand a rencontré ce mardi les syndicats de la fonction publique pour discuter des 100 millions d’euros d’économie qui doivent être réalisés au niveau des coûts du personnel. Cette somme doit servir à rééquilibrer le budget flamand. Les syndicats pourront faire leurs propres propositions.

Selon les syndicats du secteur de l’enseignement, deux-tiers des économies annoncées concerneraient directement les enseignants.

"Nous voulons tout d’abord signaler que l’enseignement n’est pas le secteur approprié vers lequel il faut concentrer les économies", explique Hugo Deckers du syndicat socialiste ACOD. "N’oubliez pas que l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economiques) a préconisé de ne pas toucher à l’enseignement en cas de problèmes budgétaires", souligne-t-il encore.

Le ministre-président flamand Kris Peeters (photo) et ses collègues n’ont pas uniquement rencontré les syndicats de l’enseignement. Ils ont également discuté avec les employés des différents ministères, de la société flamande de transports en commun De Lijn, de l’Office flamand de l’Emploi VDAB, de la radio-télévision publique flamande VRT et des hôpitaux psychiatriques publiques.

Les différents syndicats concernés ont jusqu’au 24 octobre pour faire leurs propositions sur les économies à effectuer. "C'est une bonne chose de pouvoir proposer nos propres mesures", a commenté Luc Hamelinck du syndicat chrétien ACV. "Le gouvernement flamand avait jusqu'à présent un programme d'environ cinq mesures très limitées. Nous savons maintenant qu'on pourra les élargir ou encore aborder d'autres dossiers. Les discussions ne seront toutefois pas faciles". 

D’ici fin octobre, le gouvernement flamand devra lui aussi clarifier sa position sur les mesures d’épargne annoncées. Il a d'ores et déjà indiqué qu'il ne touchera pas aux accords sur les salaires.