Crombez:"Un gouvernement à six suffirait"

Le gouvernement fédéral pourrait à l'avenir fonctionner avec des effectifs réduits et de manière plus efficace, six ministres suffisant à exercer toutes les compétences, a affirmé dimanche le secrétaire d'Etat à la Lutte contre la fraude, John Crombez (SP.A) lors de l’émission De zevende dag (VRT).

Après l'entrée en vigueur de la sixième réforme de l'Etat, le gouvernement fédéral verra ses compétences réduites.

Il compte actuellement dix-huit membres, mais "avec un très grand éparpillement des compétences", a souligné John Crombez (SP.A) lors de l'émission dominicale De zevende dag de la VRT-télévision.
Il a cité en exemple le cas du dossier du dumping social, expliquant qu'il devait traiter avec cinq cabinets ministériels.
Le gouvernement fédéral pourrait dès lors être "plus maigre et plus efficace" à la fois, a fait valoir le secrétaire d'Etat socialiste.

Selon lui, le département des Finances pourrait, par exemple, n'avoir qu'un seul "responsable final", disposant d'un seul cabinet ministériel. A un niveau inférieur, des secrétaires d'Etat seraient responsables de la mise en œuvre de la politique dans des domaines comme la lutte contre la fraude, la fonction publique et la législation fiscale, mais sans cabinets supplémentaires.

"Nous aurions alors besoin au maximum de six ministres", a expliqué John Crombez, parlant de "parties de ping-pong" au sein du gouvernement à propos des compétences respectives de ses membres.
John Crombez a également présenté quelques initiatives contre le dumping social. Il a souligné que ces mesures - par exemple contre les faux indépendants ou contre les entreprises qui travaillent avec des sous-traitants fraudeurs - ne visent pas les entrepreneurs eux-mêmes.
"Je serai fou d'être opposé aux entrepreneurs. Mais j'ai bien un problème avec les entrepreneurs qui détruisent des emplois belges pour leur propre bénéfice et qui mettent les bonnes entreprises en difficulté", a-t-il dit. secrétaire d'Etat espère récupérer au total un milliard d'euros grâce à la lutte contre la fraude sociale et fiscale.