Rand : nationalistes, libéraux et francophones confirment

Dans les communes flamandes de la périphérie bruxelloise où les habitants francophones bénéficient de facilités linguistiques, les partis flamands perdent souvent quelques plumes, au profit des partis francophones. Dans les autres communes du Brabant flamand où résident de nombreux ressortissants européens (Hoeilaart, Overijse, Tervuren et Zaventem), les nationalistes et libéraux flamands enregistrent de bons résultats.

A Beersel, le bourgmestre Hugo Casaer (75 ans) n’était plus candidat à sa propre succession après 26 ans à la tête de la commune. Sa femme Annick Casaer se présentait pour la première fois sur la liste CD&V et a été élue au conseil communal. Malgré le retrait d’Hugo Casaer et l’abandon du cartel avec la N-VA, les démocrates-chrétiens ont emporté 10 sièges. La N-VA de Ben Weyts a engrangé près d’un quart des voix (24,5%) et 8 sièges.

La liste francophone UB recueille 4 sièges, en perdant ainsi 1 par rapport à ceux obtenus en 2006 par l’UF. Les libéraux perdent 2% de voix.

A Hoeilaert, les libéraux remportent par contre la majorité absolue, avec 49,2% des voix. Le bourgmestre Tim Vandenput est donc reconduit. L’alliance CD&V/N-VA arrive en second lieu, avec 27% des voix, soit un recul de 9% par rapport aux communales de 2006.

La liste locale Pro Hoeilaart (14,8%) et l’Union Francophone (9%) font statu quo, la dernière avec 1 siège. L’UF fait aussi statu quo à Vilvorde, avec 3 sièges.

Avec 41,4% des voix (soit +1,6%), le bourgmestre d’Overijse (photo) Dirk Brankaer et son alliance Ov2002/N-VA/CD&V approchent de la majorité absolue, comme en 2006. Mais l’Open VLD est le grand vainqueur du scrutin local, avec un gain de 6,75% et un total de 17,9% de voix, lui donnant droit à 5 sièges.

Les écologistes gagnent un second siège, avec un score de près de 12%, tandis que le Vlaams Belang perd son unique conseillé communal. La liste d’union francophone Plus remporte 7 sièges, avec 24,3% des voix.

Les libéraux d’Open VLD continuent à dominer Zaventem, avec 32% des voix (ce qui représente néanmoins un recul de 3,6% par rapport à 2006). Le bourgmestre sortant Francis Vermeiren (photo) songeait à passer l’écharpe maïorale à la tête de liste Lieve Wierinck, à moins qu’il n’ait remporté le plus de voix de préférence.

Les nationalistes de la N-VA deviennent le 2e parti à Zaventem avec 19,5% des voix. La liste progressive SP.A/GR/LEEF remporte 13,2% des voix, celle d’Eric Van Rompuy (CD&V) environ 12%. Le Vlaams Belang perd près de 8% des voix par rapport à 2006 et n’a plus de conseillé communal. L’UF francophone gagne 1 siège, pour en comptabiliser 7.

A Tervuren, la liste libérale du bourgmestre Eulaerts perd 7% mais reste la plus grande avec 24% des voix. Les nationalistes de la N-VA la talonnent à 22%. Quant aux démocrates-chrétiens, ils remportent 18,7% des voix.

Les écologistes progressent un peu pour atteindre 18,2% des voix. La liste francophone Tervuren Unie perd par contre 2 de ses 6 sièges.

Et puis à Hal, le premier essai de la liste francophone UF est concluant, puisqu’elle remporte 1 siège.

A noter aussi que le parti d’extrême-droite Vlaams Belang disparaît du conseil communal à Wemmel, Beersel, Overijse, Zavetem, Dilbeek, Kortenberg, Keerbergen, Kapelle-op-den-Bos, Affligem, Machelen et Meise.

Communes à facilités : les partis flamands en recul

A Kraainem et Wezembeek-Oppem, les listes flamandes perdent des sièges, mais cela vaut aussi pour les listes francophones Union et UF.

Ainsi à Kraainem, la liste Union du bourgmestre non-nommé Arnold d’Oreye de Lantremange, emmenée cette fois par Véronique Caprasse, continue à dominer mais perd 13,5% des voix pour retomber à 62,8%, ce qui représente une perte de 2 sièges, pour un total de 16 sièges sur 23.

La liste flamande Open perd 7% pour atteindre 16,6% et conserver 3 sièges. La grande gagnante est la nouvelle liste bilingue Kraainem-Unie, qui remporte d’emblée 20,5% des voix et 4 sièges.

Les électeurs de Wezembeek-Oppem pouvaient choisir entre 2 listes : la francophone LB-Union et la néerlandophone WOplus. La majorité francophone s’y voit renforcée avec 77,6% des voix et 19 sièges sur 23. Le bourgmestre non-nommé François van Hoobrouck d’Aspre n’était plus tête de liste et devrait être remplacé par Frédéric Petit.

La liste flamande perd 1 siège sur 5, en remportant 22,3% des voix.

A Rhode-St-Genèse, la liste francophone IC-FB de la bourgmestre Myriam Delacroix-Rolin reste le plus grand parti avec 63% des voix. Elle doit cependant céder 1 siège. Ce dernier va à la liste flamande Respect tirée par Geertrui Windels (photo), l’épouse du président européen Herman Van Rompuy. Cette liste obtient 9 sièges.

A Wemmel, c’est par contre la liste flamande WEMMEL (rassemblant CD&V, N-VA, SP.A et Groen notamment) qui sort grande gagnante du scrutin local. Avec un gain de 21,4% de voix, elle atteint un total de 43,3%, soit juste un peu moins que les 44,19% de la Liste du bourgmestre Christian Andries. Les deux listes obtiennent chacune 12 des 25 sièges.

Le dernier siège va au parti francophone UF, qui obtient près de 9% des voix.

Dans la petite commune à facilités Linkebeek, la liste LB du bourgmestre non-nommé Damien Thiéry (photo) effectue un bond de 20% pour atteindre 79% des voix. Elle gagne 2 sièges, pour un nouveau total de 15 sièges.

Les 2 sièges restants vont au parti flamand Prolink, qui obtient 20% des voix.

Dans la commune calme de Drogenbos, la liste bilingue Drogenbos Plus-LB du bourgmestre Alexis Calmeyn remporte 11 des 17 sièges. Avec 62,5% des voix, Calmeyn devrait voir son mandat prolongé de 6 ans. La liste francophone UF perd 4% de ses voix mais garde ses 6 sièges.