Emplois menacés chez ArcelorMittal en Flandre

Septante-neuf emplois sont menacés dans les usines ArcelorMittal de Gand et Merelbeke en raison de mesures d'économie prises dans le services de support. Trente emplois sur 47 sont également menacés chez la filiale AND Steel à Schoten.

Ces conséquences locales du plan d'économie européen ont été annoncées mardi lors d'un conseil d'entreprise extraordinaire.

"En raison de la crise actuelle, il y a surcapacité sur le marché de l'acier européen et une pression sur les prix de vente", explique ArcelorMittal Gand. "Afin de pouvoir maintenir notre position concurrentielle, il est nécessaire d'améliorer l'efficacité et de réduire les coûts, en ce compris dans le services de support".
L'optimalisation des dépenses dans les services de support doit conduire "à une structure moins complexe, qui peut éviter les doubles taxes et travailler plus efficacement".
 

A Gand, 44 emplois sont menacés sur une effectifs de 700 personnes qui travaillent dans les services de support tels que les achats, le facility management ou encore la logistique.

30 postes d'ouvriers et 14 d'employés sont menacés. "Le groupe a précisé que ces départs se feraient sur trois ans", explique Rony Schatteman de la FGTB. "Il s'agira de départs naturels, d'arrêts de CDD et missions d'intérim."

Chez ArcelorMittal Flat Carbon Belgium à Merelbeke, où se trouvent notamment les services financiers, de RH, de vente et marketing, 35 emplois seraient menacés sur les 250 employés et cadres que compte le site.

Rony Schatteman a rappelé que 895 emplois avaient été supprimés en 2009 et que les économies de la période 2001-2004 avaient conduit à la disparition de 700 emplois.

Des sessions d'information seront organisées mardi pour le personnel. On ne sait pas encore si des actions syndicales suivront.

 

AND Steel à Schoten

Trente emplois sur 47 sont menacés chez AND Steel à Schoten, une filiale d'ArcelorMittal, a annoncé Peter Van Herck de la CSC Metea. "Des signaux indiquaient des problèmes mais nous ne nous attendions pas à cela".

C'est à l'occasion d'un conseil d'entreprise que la direction a annoncé son intention de se séparer de 30 travailleurs. Treize ouvriers et 17 employés seraient concernés.
Selon le syndicaliste, la filiale d'ArcelorMittal veut centraliser ses activités aux Pays-Bas en raison du climat économique.
"La procédure de la loi Renault a été lancée. Nous informons les travailleurs dans le courant de la journée", ajoute le syndicaliste.