Ford Europe veut parler à Kris Peeters

Un conseil d’entreprise extraordinaire a été convoqué pour mercredi matin à l’usine limbourgeoise du constructeur automobile Ford. L’agenda de la réunion n’a pas été communiqué. Les syndicats craignent une mauvaise nouvelle, alors que le ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) s’entretiendra le même jour à son cabinet à Bruxelles, après le conseil d’entreprise, avec la direction de Ford Europe.

Les syndicats de Ford Genk ont été invités à assister mercredi matin à un conseil d’entreprise extraordinaire sur le site de leur usine. L’agenda de cette réunion n’a cependant pas été communiqué.

« Nous sommes absolument dans le flou en ce qui concerne les raisons de ce conseil extraordinaire. S’agit-il d’un plan d’économies européen ? Tout est possible », déclarait ce lundi le responsable syndical chrétien Luc Prenen. Les craintes d’une fermeture de la fabrique limbourgeoise se sont ravivées. « Nous partons du principe que des annonces très importantes seront faites mercredi ».

Le fait que la direction de Ford Europe ait demandé à rencontrer mercredi le ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V), à l’issue du conseil d’entreprise à Genk, attise encore les craintes. L’entrevue devrait avoir lieu à Bruxelles, au cabinet ministériel. « Je suis le dossier de très près et avec tout le sérieux nécessaire », a indiqué Kris Peeters (photo).

Silence radio chez Ford Genk

A l’usine limbourgeoise du constructeur automobile, la direction se tait. Elle confirme cependant qu’un conseil d’entreprise extraordinaire est bien prévu mercredi.

L’avenir de l’usine limbourgeoise est en danger depuis quelques temps déjà, et des rumeurs de fermeture se sont élevées. Au mois de septembre dernier, on annonçait encore une importante surproduction de voitures en Europe et la nécessité d’assainissement. Il ne serait pas exclu que plusieurs usines de Ford doivent fermer leurs portes en Europe.

Les craintes de fermeture s’étaient néanmoins brièvement apaisées, récemment, lorsque la direction européenne du constructeur automobile avait promis que la nouvelle Mondeo (photo) serait effectivement construite sur le site de Genk. Elle avait même annoncé de nouveaux investissements dans l’usine, ce qui avait donné l’espoir aux syndicats de voir aussi démarrer en 2014 à Genk l’assemblage de la nouvelle S-Max et la nouvelle Galaxy.

Les médias américains écrivent néanmoins ce lundi que la direction de Ford veut construire les nouveaux modèles, et même la Mondeo, ailleurs en Europe et compte fermer l’usine belge.

Ford Genk emploie actuellement 4.300 personnes. Mais l’usine limbourgeoise fait aussi vivre 5.000 autres personnes dans des entreprises de sous-traitance. Cette semaine, le personnel ne travaille pas à l’usine de Genk. Un chômage économique avait en effet été planifié.

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