Pouvoir parler de l’homosexualité à l’école

Le ministre flamand de l’Enseignement et de l’Egalité des Chances, Pascal Smet (SP.A), et plusieurs coupoles de l’enseignement ainsi que tous les acteurs du secteur ont signé mardi une Charte pour garantir le respect de toutes les orientations sexuelles en milieu scolaire et permettre un débat ouvert à leur sujet, tant dans les classes que dans la salle des professeurs.

La Charte vise avant tout à lutter contre les discriminions auxquelles sont souvent confrontés les professeurs ou les élèves homosexuels. Ces élèves ne pourront ainsi pas être limités dans leur choix d’études en raison de leur orientation sexuelle. « L’homosexualité n’est pas un choix, c’est ce que vous êtes », explique le ministre flamand de l’Enseignement et de l’Egalité des Chances Pascal Smet (photo).

Un enseignant ou une enseignante sera chargé(e), pour toute la Flandre, d’établir une série de bonnes pratiques et de rassembler du matériel didactique, afin que les écoles puissent s’en inspirer pour ouvrir le débat dans les classes et dans les salles des professeurs sur les orientations sexuelles, sans tabous. Les résultats seront discutés fin mai 2013, au cours d’une journée d’études.

Les écoles flamandes se sont en effet engagées à permettre la discussion sur les genres et les orientations sexuelles. Selon Pascal Smet, les discriminations seront levées lorsque jeunes et moins jeunes « seront conscients des stéréotypes, des attentes et des mécanismes de pensée sur la féminité et la masculinité ».

La coupole des Ecoliers flamands souligne que les problèmes liés aux préférences sexuelles ne doivent pas être sous-estimés. « Les jeunes homosexuels sont victimes de railleries, certains en deviennent dépressifs ou envisagent le suicide », explique Elio De Bolle, président de la coupole. « Donner des informations correctes peut permettre de lever les craintes et les préjugés ».

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