Une prime de 77.000 euros pour les salariés de Ford

La direction américaine de Ford offrirait une prime de licenciement d'au moins 77.000 euros par travailleur. C'est ce qu'aurait déclaré le directeur financier américain Bob Shanks, selon les quotidiens De Standaard et Het Nieuwsblad. Hier soir, les syndicats ont appelé à une manifestation nationale le 11 novembre prochain à Genk.

Le montant de la prime ne serait naturellement pas aussi élevé pour l'ensemble des travailleurs: le travailleur qui ne serait arrivé que depuis peu au sein de l'usine Ford de Genk recevrait beaucoup moins que celui qui a déjà derrière lui une longue carrière au sein de l'usine.

Ce montant de 77.000 euros semble confortable à première vue, mais est inférieur au montant que General Motors (GM) avait mis sur la table lors de la fermeture d'Open Anvers.

A l'époque 2.600 travailleurs s'étaient retrouvés sur le carreau et GM avait libéré 400 millions d'euros pour le plan social, soit 153.000 euros par travailleur. Chez VW Forest en 2006 c'était 144.000 euros.

Les syndicats de Ford Genk ne dévoilent pas leur jeu pour l'instant. Jeudi soir, ils ont toutefois appelé à une "manifestation limbourgeoise nationale", le 11 novembre à Genk. La manifestation sera organisée en collaboration avec la ville de Genk.

Les responsables des différents syndicats se sont rencontrés à Hasselt, pour accorder leurs violons quant à une stratégie pour les prochains jours, après l'annonce par le constructeur Ford de son intention de fermer son usine de Genk.

Par ailleurs, le front commun syndical a été invité à rencontrer, vendredi midi à Bruxelles, le Premier ministre Elio Di Rupo, le ministre-président flamand Kris Peeters ainsi que les ministres fédéral et flamand de l'Emploi, Monica De Coninck et Philippe Muyters, ont annoncé les syndicats à la septantaine de militants toujours présents jeudi soir devant les portes de l'usine.