La chambre du conseil veut libérer Belkacem

La chambre du conseil d'Anvers a rendu mardi une ordonnance en faveur de la libération, sous conditions strictes, de Fouad Belkacem, le porte-parole du groupuscule Sharia4Belgium, récemment dissout. Le parquet d’Anvers a toutefois décidé d’interjeter appel contre cette décision. Fouad Belkacem reste donc en prison.

La chambre du conseil d’Anvers avait retenu une longue liste de conditions en cas de libération. Fouad Belkacem ne pouvait ainsi avoir des contacts avec d'anciens membres de Sharia4Belgium, surfer sur internet, ou encore parler à la presse. Il devait en outre chercher un emploi, et ne pouvait organiser de rassemblement et ou participer à des manifestations.

Finalement, Fouad Belkacem restera en prison. Le parquet d'Anvers a en effet décidé d'interjeter appel contre la décision de la chambre du conseil de le libérer. Il comparaîtra dans les quinze jours devant la chambre des mises en accusation, qui devra à son tour décider de son éventuel maintien en détention.

Fouad Belkacem est en détention préventive depuis début juin pour incitation à la haine, violence et discrimination à l'égard de non-musulmans via un message vidéo posté le 1er juin à la suite du contrôle d'une femme portant le niqab en région bruxelloise.

Un mois plus tôt, il avait été condamné par le tribunal correctionnel d'Anvers à deux ans de prison, dont un ferme, et à une amende de 550 euros pour incitation à la haine envers les non-musulmans via des vidéos et pour menaces envers Frank Vanhecke, veuf de Marie-Rose Morel et ancien président du Vlaams Belang. L'homme a fait appel de cette décision.