Picanol défie la crise et engage du personnel

Le groupe Picanol, qui fabrique des métiers à tisser à Ypres (Flandre occidentale), est actuellement à la recherche de personnel. L’entreprise a déjà engagé 125 personnes cette année. Elle fait ainsi office d’exception dans la vague de licenciements qui touche la Belgique.

Durant le troisième trimestre de cette année, Picanol a réalisé une hausse de son chiffre d’affaires de 19% par rapport à la même période l’année dernière, passant ainsi de 97,88 millions d’euros à 116,72 millions d’euros. Lors de cette même période, la demande de nouvelles machines à tisser Picanol est également demeuré "particulièrement élevée", selon l’entreprise. "Le groupe doit ainsi fortement s’engager dans la flexibilité afin d’assurer les pics de production ".

Picanol compte donc engager une trentaine de personnes en plus lors des prochains mois. L’entreprise cherche du personnel pour les chaînes de montage et la logistique. Des postes sont également vacants dans le secteur technique.

Lors du trimestre dernier, 50 ouvriers intérimaires avaient déjà été engagés. Au total, 125 personnes ont ainsi déjà été recrutées depuis début 2012. "L’année dernière, nous avons mis un certain nombre de nouvelles machines à tisser sur le marché. Nous en tirons profit aujourd’hui, grâce aussi au cours favorable de l’euro", explique le porte-parole du groupe, Frederic Dryhoel.

Selon ce dernier, le carnet de commandes de Picanol est déjà bien rempli pour les prochains mois. La crise économique semble actuellement épargner le groupe. Cela n’a toutefois pas toujours été le cas : en 2009, l’entreprise avait supprimé quelque 115 emplois.