Dexia s’invite dans les discussions budgétaires

Le Comité ministériel restreint s'est à nouveau réuni mercredi matin au Lambermont pour poursuivre la confection du budget 2013. A leur arrivée au Lambermont, plusieurs vice-premiers ont surtout commenté la recapitalisation de Dexia qui s'est invitée à la table de la négociation mardi. La banque franco-belge va en effet avoir besoin de 5 à 7 milliards d’euros.

Le 7 novembre, lors de la publication des résultats trimestriels, on devrait voir plus clair dans les besoins de recapitalisation de la banque franco-belge Dexia, actuellement en cours de démantèlement. Les chiffres qui circulent font état d'un besoin de financement entre 5 à 7 milliards d'euros.

Le vice-premier ministre MR, Didier Reynders, a rappelé que jusqu'à présent le refinancement a été pris en charge moitié/moitié par la France et la Belgique. "Nous verrons s'il y a moyen de poursuivre dans cette voie". "Les négociations ont débuté. Nous attendons qu'il y ait un contact entre les Premiers ministres belge et français, et peut-être avec le président français", a-t-il ajouté.

Outre la recapitalisation, il y a toujours aussi le problème de la répartition des garanties. La Belgique participe à la garantie de 55 milliards d'euros à hauteur de 60,5%, contre 36,5% pour la France et 3% pour le Luxembourg.

La Belgique voudrait revoir cette répartition. "On verra si ce sera possible", a commenté le vice-premier ministre SP.A, Johan Vande Lanotte. "Si on nous dit que nous devons plus participer à la recapitalisation, cela signifie qu'il faudra que quelque chose se passe avec les garanties. Les deux sont liées".

Le but du gouvernement est de maintenir cette opération de recapitalisation hors du budget. Or, si l'office européen de statistiques Eurostat considère la recapitalisation de Dexia comme une dépense, le pays devra adopter des mesures d'économies budgétaires supplémentaires.