Ford Genk : reprise du travail le 13 novembre

Au terme d’une réunion avec la direction de l’usine automobile limbourgeoise - qui fermera ses portes au plus tard en 2014 -, les syndicats ont accepté de reprendre la production le mardi 13 novembre prochain. Les portes de l’entreprise resteront néanmoins bloquées par le personnel, afin que les voitures assemblées ne puissent pas quitter les lieux.

A la demande de la direction locale du constructeur automobile américain, les syndicats de Ford Genk ont consulté leur base sur un éventuel redémarrage de l’usine le 13 novembre. Actuellement en chômage économique, l’usine devait en principe encore tourner 8 jours cette année, mais tous les membres du personnel n’étaient pas d’accord à ce sujet.

« Les avis sont partagés. Certains ne veulent plus jamais assembler une Ford et préfèrent encore faire grève huit jours, alors que d’autres préfèrent recevoir un salaire et veulent garder sous la main, comme « butin », les voitures produites », indiquait ce mercredi Ronny Champagne de la FGTB Métal.

A l’approche des fêtes de fin d’années et des dépenses qu’elles entraînent, une majorité du personnel a finalement accepté de reprendre le travail le 13 novembre. Il perdra ainsi moins de revenus. Les syndicats y ont donc donné leur accord, ce mercredi, lors d’une réunion avec la direction locale de Ford. Mais selon le syndicat libéral, il n’est pas encore certain que la reprise de la production sera possible du point de vue technique d’ici moins de deux semaines.

Pour qu’un redémarrage soit possible le mardi 13 novembre, il faudrait en effet que certains préparatifs soient entamés au plus tard lundi prochain. « Nous ne nous mettons pas la pression et apporteront une réponse à la direction avant ce délai », précisait Ronny Champagne.

Suite à l’annonce par la direction européenne de Ford de son intention de fermer l’usine de Genk d’ici un an et demi, les syndicats ont l’intention de ne pas laisser sortir de l’implantation les voitures qui seront produites cette année encore, afin de les utiliser comme moyen de pression lors des négociations sociales.