A Alost, il y aura bien un ex-VB aux Affaires flamandes

Les socialistes flamands rejoindront bien le N-VA et le CD&V à la tête de la ville d’Alost. Deux-tiers des 300 membres présents de la section locale du SP.A ont approuvé ce choix après quatre heures de débat. Celui-ci tournait autour de la désignation de l’ex-membre du Vlaams Belang, Karim Van Overmeire, qui a depuis rejoint les rangs de la N-VA. Ce dernier deviendra donc échevin de l’Intégration et des Affaires flamandes.

Lors des élections du 14 octobre, la N-VA avait remporté le scrutin d’Alost avec 31,1% des voix, soit un total de 15 sièges. Une coalition avec le CD&V, qui représente 17,3% des voix soit 8 sièges, permettait une majorité de 23 sièges sur 43. Avec la participation du SP.A (7 sièges), les partis au pouvaient dès lors disposer d'une majorité confortable de 30 sièges sur 43.

Le SP.A était toutefois fortement divisé après l’annonce de la nomination de l’ancien membre du Vlaams Belang Karim Van Overmeire au poste d’échevin des Affaires flamandes et de l’Intégration. Karim Van Overmeire est l’un des auteurs du très controversé programme en 70 points du parti flamand d’extrême droite.

Une partie du SP.A d’Alost avait dénoncé la présence de l’ancien VB au sein de la coalition, et avait demandé que l’annulation de l’accord de majorité. Certains socialistes flamands externes à la ville, dont le président du SP.A Bruno Tobback avaient également émis des critiques face à cette nomination.

Après un débat de quatre heures, les membres du SP.A local ont toutefois tranché : 194 membres ont voté en faveur de l'accord de majorité, pour 95 votes contre et trois abstentions. Le SP.A rejoint donc le pouvoir. L'Open Vld, Groen et le Vlaams Belang restent pour leur part dans l'opposition.

Le SP.A entre espoir et inquiétude

"Nous avons beaucoup débattu, et il était important que tout le monde puisse exprimer son opinion", a indiqué la tête de liste SP.A à Alost, Ann Van de Steen, dans un entretien accordé à l’émission matinale "De ochtend" sur Radio 1 (VRT). "Mon argument principale st que nous sommes aptes à faire disparaître les inquiétudes et que nous avons eu un bon fonctionnement durant 6 ans. Nous sommes prêts à peser sur la gestion politique", a-t-elle encore souligné.

De son côté, le président de la SP.A Bruno Tobback a affirmer qu’il respectait le choix de la section alostoise tout en soulignant que l’inquiétude subsistait. "Il revient à présent aux mandataires sp.a alostois de démontrer au sein du collègue que cette préoccupation est injustifiée", a-t-il indiqué.

"Il s'agit d'un choix indiscutable qui continue de causer de grands soucis auprès de très nombreux membres du parti en Flandre et même à Alost", a-t-il encore commenté. Bruno Tobback se demande si la composition de la coalition et le contenu de l'accord de majorité permettront de mener à Alost "une politique représentative des valeurs défendues par le SP.A".