"Une thérapie de choc pour sauver les entreprises et l'emploi"

Alors que le conseil de cabinet restreint est toujours en quête de 400 millions d’euros pour son plan de relance économique, les ministres ont reçu un signal clair de la part des employeurs. Dans un message commun, sept organisations patronales plaident pour une amélioration structurelle de la compétitivité des entreprises belges.

Il est assez exceptionnel que 7 organisations patronales parlent d’une seule voix. Du côté flamand, il s’agit du VOKA (Réseau d’entreprises du VEV), d’Unizo (Union des entrepreneurs indépendants) et du Boerenbond (Agriculteurs), du côté wallon de l’UCM (Union des classes moyennes) et de l’UWE (Union wallonne des entreprises) ainsi que de Beci (Chambre de Commerce et Union des Entreprises de Bruxelles).

Dans leur communiqué, ces organisations demandent au gouvernement d’enfin prendre des mesures afin d’éliminer "rapidement et de manière drastique" le handicap concurrentiel dans notre pays. "Il faut une avancée qui puisse donner une perspective aux entreprises vers une amélioration de la compétitivité".

Cet avertissement ne tombe pas du ciel. Le mois dernier on a enregistré dans notre pays au moins 15.000 licenciements. Et la tendance négative n’est pas prète à s’inverser pour le moment. De plus en plus de petites et grandes entreprises connaissent des difficultés et envisagent des licenciements ou de faire aveu de faillite.

Les organisations patronales s’en prennent surtout aux charges élevées sur le travail dans notre pays. Afin de baisser ce coût de manière structurelle, elles proposent une combinaison d’adaptation de l’index, de blocage des salaires et de modification de la durée du travail. Ces mesures devraient être associées à une baisse des dépenses publiques tout en trouvant une solution à la différence de statut actuelle entre ouvriers et employés. Pour les organisations patronales, "c’est au gouvernement, à présent, de se dépasser et d’avoir le courage de prendre des mesures audacieuses".