Des milliers de producteurs de lait attendus à Bruxelles

Les producteurs laitiers en colère viennent d’Allemagne, des Pays-Bas , de France et de Belgique. On s’attend à de fortes perturbations vers midi. Le European Milk Board (EMB), à l'initiative de cette action, dénonce la "situation dramatique" des producteurs laitiers.

Quelque 250 tracteurs allemands convergent également vers la capitale belge via les Pays-Bas après y avoir causé quelques embarras de circulation.

Les colonnes de tracteurs en provenance d’Allemagne ont déjà causé des perturbations ce lundi matin sur les routes néerlandaises. On a ainsi enregistré huit kilomètres de file à hauteur de Maastricht.
En province de Liège, environ 215 tracteurs sont en route vers Bruxelles. Ils sont 150 divisés en trois groupes sur la E40 à hauteur de Alleur et circulent sur les trois bandes, causant 15 kilomètres de files à Barchon.
Le centre Perex conseille d'éviter ce segment d'autoroute. En province de Namur, c'est une quarantaine d'engins qui sont en train de rallier la capitale belge par l'autoroute des Ardennes (E411).
Deux colonnes totalisant une quarantaine de tracteurs en provenance de la province de Hainaut se dirigent également vers Bruxelles. Une autre colonne d'une septentaine de tracteurs en provenance du Limbourg roule sur la E314.
Plusieurs véhicules de police attendent les colonnes de tracteurs à hauteur de Bertem.
Des centaines de producteurs laitiers sont attendus lundi en fin de matinée à Bruxelles afin de protester contre la baisse des prix sur le marché du lait alors que les coûts de production continuent d'augmenter. Le European Milk Board (EMB), à l'initiative de cette action, dénonce la "situation dramatique" des producteurs laitiers.

"La Belgique fait ce qu’elle peut"

D’après Peter Broeckx, producteur de lait de Dessel "de nombreux agriculteurs souffrent en silence et ne parlent pas de leurs problèmes. La mentalité des agriculteurs et de continuer malgré tout mais à un moment donné, il y a quelque chose de brisé".

"La Belgique fait ce qu'elle peut pour tenter d'alerter les instances européennes, mais elle est peu suivie", a déploré lundi matin la ministre fédérale de l'Agriculture Sabine Laruelle (MR), sur les ondes de La Première (RTBF).
La ministre fédérale estime qu'il faut entendre l'appel de l'agriculteur, "le maillon le plus petit", qui n'a pas assez de force de négociation pour se faire respecter. Selon elle, ce sont surtout les coûts qui empêchent les revenus des agriculteurs d'augmenter.