"Terminer sa scolarité avant de pouvoir être expulsé"

Les différents réseaux scolaires flamands demandent un débat sur l’expulsion des mineurs étrangers sans papiers. "L’objectif n’est pas n’est pas de permettre à tous les enfants qui commencent les maternelles de terminer leurs humanités" insiste Mieke Van Hecke de l’enseignement libre.

"Nous ne voulons pas remettre en cause la politique de la secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration, Maggie De Block (photo)," ajoute Raymonda Verdyck de l’enseignement officiel. "Nous constatons que les procédures sont tellement longues et que les enfants sont souvent intégrés au sein de l’école. Il est donc injuste de les expulser avant la fin de leur parcours scolaire. Sans quoi, les écoles estiment que leurs efforts sont vains".

Actuellement, certains mineurs sans papiers sont expulsés juste avant les examens . De plus, des élèves majeurs sans papiers en formation professionnelle n’ont pas l’occasion de terminer leur stage. Ces circonstances sont sources de mécontentement auprès des directions et des professeurs dont les investissements réalisés restent sans résultat.
C’est pourquoi les réseaux d’enseignement flamands souhaitent que les enfants sans papiers aient la possibilité d’achever leur formation.

Suite à quelques affaires retentissantes plus tôt cette année, notamment les cas de Scott Manyo (20 ans) et Parwais Sangar, les réseaux d’enseignement ont demandé une consultation à la secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration, Maggie De Block (Open VLD). Ils ont rédigé un mémo insistant particulièrement sur la situation des jeunes étrangers suivant une formation professionnelle à temps partiel.

La secrétaire d’état souhaite lancer le débat l’année prochaine après avoir entendu l’opinion d’autres services accueillant les jeunes étrangers.