Un Belge sur 7 vit sous le seuil de pauvreté

Bien que les chiffres de pauvreté en Belgique restent stables, un nombre croissant de citoyens éprouvent des difficultés à nouer les deux bouts. C’est ce qui ressort du Rapport annuel sur la pauvreté et l’exclusion sociale du Centre OASeS de l’université d’Anvers. Les chercheurs anversois tirent donc la sonnette d’alarme et invitent les villes et communes à prendre des mesures, notamment pour refermer le fossé qui se creuse toujours plus profondément entre les pauvres et les riches du pays.

Les chiffres du Rapport annuel sur la pauvreté et l’exclusion sociale indiquent qu’un nombre toujours croissant de citoyens en Belgique éprouvent des difficultés à boucler les fins de mois, expliquait ce lundi matin dans l’émission radio "De Ochtend" (VRT) le professeur Danielle Dierckx.

La chercheuse attribue cette situation au nombre croissant de faillites d’entreprises et d’indépendants (avec même un nombre record de dépôts de bilan en novembre dernier), qui fait grossir le nombre des chômeurs. "Mais le groupe social le plus fragile est celui des familles monoparentales, toujours plus nombreuses".

Le Centre OASeS souligne aussi en particulier qu’un fossé toujours plus profond est en train de se creuser entre les riches et les pauvres du pays. C’est une évolution dangereuse. "Les riches deviennent toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres. Ce qui crée des tensions dans la société et influence le bien-être de l’ensemble des citoyens", explique Danielle Dierckx.

La persistance de la crise économique a fait sombrer davantage de citoyens dans l’indigence. Selon les chercheurs, ces "nouveaux" pauvres forment un groupe dangereux. "Ils doivent tenter de conserver leur statut et sont honteux de leur pauvreté, ce qui les pousse à faire encore plus de dettes". La hausse du chômage chez les jeunes, notamment dans des villes comme Anvers et Gand, serait aussi une sorte de bombe à retardement.

Les chercheurs anversois se retiennent de pointer un doigt accusateur, mais s’adressent néanmoins aux autorités des villes et communes. Ces dernières possèdent, selon eux, de nombreuses responsabilités, mais aussi de nombreuses possibilités d’agir. Notamment en modifiant les coûts de l’enseignement.

Jamais autant de faillites en novembre

Au cours du mois écoulé, 970 entreprises ont mis la clef sous le paillasson. C’est un record pour un mois de novembre, en Belgique, constate le bureau d’informations commerciales Graydon. Et cela représente une hausse de 13,4% par rapport à novembre 2011.

L’augmentation des faillites semble s’accélérer puisqu’en septembre et octobre derniers la hausse du nombre de dépôts de bilan, sur base annuelle, avait été respectivement de 2,2% et 8,25%. Depuis le début de l’année, quelque 10.136 entreprises ont fait faillite dans notre pays, ce qui correspond à une augmentation de 5,73% par rapport à la même période en 2011.

La Flandre souffre particulièrement de l’augmentation des dépôts de bilan, avec 4.956 faillites depuis janvier dernier - soit une hausse de près de 13%. A l’opposé, tant Bruxelles (2.372 faillites) que la Wallonie (2.774) enregistrent depuis début 2012 une légère baisse du nombre de faillites.

Depuis le début de l’année, ces faillites ont engendré 21.311 pertes d’emplois.

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