WorldOutgames: des milliers de participants attendus à Anvers

Les organisateurs des worldOutgames qui se dérouleront en 2013 à Anvers attendent de 6.000 à 8.000 participants à cette manifestation à la fois sportive, culturelle et politique de la communauté holebi. La présentation de l'événement s'est déroulée mardi à Bruxelles en présence du Premier ministre Elio Di Rupo et de l'ancien Premier ministre et actuel député européen Guy Verhofstadt.

Les worldOutgames sont un événement mondial organisé tous les quatre ans par la communauté LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) et ouvert à tous. Les jeux 2013 se dérouleront à Anvers du 31 juillet au 11 août 2013, principalement dans la ville elle-même. Les précédentes éditions ont été organisées à Montréal et Copenhague.

L'événement repose, selon les organisateurs, sur trois piliers: Sport, Culture et Droits de l'homme. De 6.000 à 8.000 sportifs sont attendus et environ 650 professionnels assisteront à la conférence de trois jours consacrée aux droits de l'homme et qui doit aboutir à une "Déclaration d'Anvers". Près de 250.000 visiteurs sont attendus à Anvers. L'événement pourra être organisé grâce à la participation de plus de 1 500 bénévoles.

"On ne naît pas homophobe, on le devient"

L'important de cet événement est surtout sa répercussion mondiale, a dit Bart Abeel, président du Conseil d'administration. Les droits des homosexuels sont reconnus en Belgique. Tant l'organisateur qu'Elio Di Rupo ont rendu hommage au rôle de Guy Verhofstadt (photo) en la matière pendant ses neuf ans à la tête du gouvernement.

"Guy Verhofstadt entrera dans l'histoire comme un des Premiers ministres les plus actifs dans la défense des droits des homosexuels", a dit M. Di Rupo. "La Belgique est un exemple international. Nous avons été parmi les premiers pays à avoir une loi anti discrimination et à permettre le mariage entre personnes du même sexe", a-t-il rappelé.

Par ailleurs, le Premier ministre a aussi souligné que le combat n'était pas terminé. "Nous vivons dans une société que l'on pourrait croire décrispée et pacifiée. Et pourtant, chaque jour ou presque, des lesbiennes, des gays, des bisexuels et des transgenres sont discriminés et sont victimes d'agressions verbales et/ou physique. L'impensable s'est produit à au moins deux reprises ces derniers mois avec des meurtres particulièrement odieux".

M. Di Rupo a aussi affirmé qu'on ne naissait pas homophobe mais qu'on le devenait par des propos dégradants entendus dans la famille, par les clichés qui circulent dans la société, par certains discours religieux ou conservateurs méprisants, voire qui incitent à la haine. "Nous devons être attentifs à ces mécanismes, qui font intervenir de nombreux rouages. D'où l'importance du plan d'action national auquel travaille le gouvernement fédéral. Nous voulons faire en sorte que demain, l'homophobie recule dans les têtes comme dans les actes quotidiens".