Un plan d’urgence pour le secteur aérien

Le gouvernement fédéral doit approuver un plan d'aide de 30 millions d'euros par an pour le secteur aérien belge. Faute de quoi, Brussels Airlines pourrait connaître un scénario de faillite avec également de grosses conséquences pour les aéroports de Zaventem et Charleroi. Jusqu'à 10.000 emplois seraient menacés dans ce cas, rapporte mercredi De Morgen sur base d'une note confidentielle.

Le plan vaut pour toutes les compagnies aériennes belges (comme Jetairfly et Thomas Cook), mais Brussels Airlines en profiterait le plus. En cas d'échec du plan, la compagnie pourrait aller en faillite avec des pertes d'emploi estimées à entre 7.000 et 10.000 postes.

Brussels Airport arriverait dans une "impasse financière structurelle et stratégique", alors que la compagnie irlandaise Ryanair pourrait déménager de l'aéroport de Charleroi vers Bruxelles.

Le gouvernement peut aider le secteur via entre autres la formation, une réduction ou une suppression du précompte professionnel, ou encore une diminution ou suppression des charges sociales pour le personnel pour le travail qui est effectué à l'étranger.
Le secrétaire d'Etat à la Mobilité, Melchior Wathelet (CDH), présentera ce plan probablement la semaine prochaine au gouvernement. Le plan ne peut pas être considéré comme une aide d'Etat sous peine d'entrer dans le collimateur de l'Europe.

Pas de commentaires

Melchior Wathelet (CDH) ne veut pas faire de commentaires concernant cette note confidentielle. "Le conseil de cabinet nous a demandé en juin d'étudier des pistes pour soutenir le secteur aérien et c'est ce que nous avons fait. Ces pistes doivent d'abord être discutées au sein du conseil de cabinet restreint".