Ne pas vivre sainement sera pénalisé par les assurances

Certaines compagnies d’assurances seront plus attentives à l’avenir à la santé de leurs clients. Les primes d’assurances décès seront plus chères pour ceux qui mènent un mode de vie peu sain, rapporte samedi De Tijd.

A partir du 21 décembre, les compagnies d'assurance ne pourront plus faire de différence au niveau des prix entre les hommes et les femmes désireux de souscrire à une assurance décès.
Plusieurs assureurs ont décidé de saisir cette opportunité pour imposer de nouveaux critères à la souscription à une assurance de ce type, notamment l'indice de masse corporelle (IMC). Jusqu'à présent, le candidat devait souvent seulement préciser son sexe et son âge, et prévenir s'il fumait ou avait déjà fumé.

Le leader du marché AG Insurance va désormais renforcer ses critères de santé pour ses futurs clients. Les candidats à une assurance décès devront ainsi spécifier leur taille et leur poids, avec la possibilité en bout de course de demander un contrôle médical.
"Pour les personnes en bonne santé, cela se traduira par une prime moins élevée pour l'assurance décès. Les clients au mode de vie moins sain paieront de 5 à 10% de plus", explique Gerrit Feyaerts, porte-parole d'AG Insurance.
Allianz et Axa prendront aussi en compte à l'avenir la santé de leurs clients, sur base de l'IMC, du lieu de résidence et de la profession.

“Lorsqu’on a interdit aux assureurs d’encore tenir compte du sexe de leurs clients, il a été suggéré de trouver autre chose” a déclaré à la VRT Wauthier Robyns, porte-parole de l’Union professionnelles des entreprises d’assurances Assuralia.
“Par exemple des signes qui donnent des indications sur la santé et la condition physique, s’ils boivent, fument ou font d’autres activités dangereuses.
“Mais il appartient à chaque compagnie d’assurance de donner du sens à cela. Car elles doivent s’appuyer sur des critères pertinents et objectifs avant de proposer cela aux clients”.