En Belgique, la moitié des immigrés ne travaille pas

L’an dernier, le taux d’emploi des résidents en Belgique qui sont nés hors de l’Union s’élevait à 45,8%. Aucun autre pays européen ne compte aussi peu d’immigrés au travail que la Belgique, indique une étude de la Banque nationale (BNB). En cause surtout, une formation insuffisante, mais aussi une discrimination à l’encontre des immigrés.

Les chiffres de la Banque nationale, consultés par le quotidien De Standaard, indiquent en outre qu’il existe une différence de 20% entre le taux d’emploi des immigrés et celui des autochtones. Le pourcentage de femmes immigrées sur le marché du travail belge ne dépasse pas 37%. Elles semblent les plus défavorisées en matière d’emploi.

Il semblerait qu’une discrimination à l’emploi soit partiellement responsable de ce pourcentage particulièrement bas d’immigrés au travail en Belgique. Une étude démontre en effet que les employeurs des pays européens ont tendance à préférer du personnel autochtone.

Par ailleurs, les migrants sont systématiquement sous-représentés dans les fonctions publiques et l’enseignement. Les travailleurs issus de pays non-européens se révèlent souvent être moins bien formés et sont donc plutôt actifs dans des secteurs qui souffrent davantage de la crise économique, comme l’horeca.