"La gratuité des sites d’info économiquement plus tenable"

Les principaux éditeurs belges de journaux et de magazines ont conclu un accord pour mettre sur pied une plate-forme payante commune dans le cadre de leur offre sur le web. Chaque éditeur pourra toutefois indépendamment décider s’il fera ou non payer l’internaute.

Les médias francophones et flamands veulent fonder Media ID, un système d'enregistrement et de paiement en ligne qui permettra à un internaute d'utiliser un même profil sur tous les sites d'informations.

Un système de paiement y sera également inclus. Avec celui-ci, l'utilisateur pourra payer en ligne afin de consulter les articles qui l'intéressent. Pour le lancement de la plate-forme, les principaux éditeurs de presse (Corelio, Concentra, De Persgroep, Roularta, etc) vont fonder une coopérative dont ils seront tous actionnaires.

"Tous les éditeurs sont conscients que le maintien du modèle gratuit est devenu économiquement impossible", indique Yves Smet (photo), rédacteur en chef du quotidien De Morgen. "Tout ce qui offre une valeur journalistique ne sera à l’avenir plus jeté en pâture", ajoute-t-il. Une partie de l’information demeurera toutefois gratuite, souligne Yves Smet, évoquant notamment les gros titres et les messages télex.

En Flandre, le site internet du quotidien économique et financier De Tijd fonctionne déjà selon un système de paiement. A la suite du nouvel accord, chaque éditeur sera toutefois libre de décider s’il rendra son site payant. Les principaux sites d’information flamands (De Standaard, De Morgen, Het Nieuwsblad, Het Laatste Nieuws, Gazet van Antwerpen, Het Belang van Limburg, Knack) suivront sans doute cet exemple.

L’entrée en vigueur du nouveau système n’est toutefois pas encore connu. "Ce sera sans doute dans le cours de l’année 2013, je suppose après l’été", a encore déclaré Yves Desmet.

Notons qu'à l’heure actuelle, la radio-télévision publique flamande VRT ne projette pas de rendre ses sites d’information payants.