La Petite Ceinture de Bruxelles sous toit

Le gouvernement bruxellois a donné son accord de principe jeudi soir à une couverture du petit périphérique sur une distance d’un kilomètre et demi, dans le Haut de la capitale, entre les places du Trône et Louise. Il s’agit surtout de désengorger le goulet de l’avenue Louise. Le tunnel Léopold II sera quant à lui entièrement rénové.

Le projet d’aménagement de la Petite Ceinture est soutenu par les ministres bruxellois Picqué (Aménagement du Territoire), Cerexhe (Economie) et Grouwels (Travaux publics). Ces derniers prévoient l’achèvement des travaux de couverture du tronçon d’un kilomètre et demi pour l’année 2020. L’espace gagné en surface pourra alors être aménagé pour les piétons, vélos, usagers des transports en commun et personnes à mobilité réduite.

Le projet reliera le Boulevard de Waterloo à l’Avenue de la Toison d’Or. Avec la Porte de Namur et l’Avenue Louise (photo), ces deux boulevards forment la zone baptisée « Haut de la Ville », qui est un pôle commercial important de Bruxelles. Une étude de faisabilité démontre qu’il est techniquement possible de faire couvrir la Petite Ceinture entre les places du Trône et Louise. Le projet comporte également un raccordement souterrain entre le Tunnel Louise et la Porte de Hal, destiné à désengorger le goulet Louise.

Le coût des travaux de couverture de la Petite Ceinture sur 1,5 km est évalué à 107 millions d’euros au moins. Un partenariat entre les secteurs public et privé est envisagé.

Les études de mobilité pour l’aménagement souterrain sont actuellement finalisées. La Région de Bruxelles-Capitale effectuera ensuite une étude sur l’aménagement de la surface.

Rénovation du tunnel Léopold II

Dès 2015, le tunnel Léopold II à Bruxelles (photo) sera également entièrement rénové. Avec ses 2,5 km, c’est le plus long tunnel pour les voitures en Belgique et l’une des entrées principales dans la capitale. Quelque 65.000 véhicules empruntent en moyenne ce tunnel chaque jour.

Mais ce dernier a besoin d’urgence d’une rénovation, comprenant notamment le système de ventilation, les conduites d’eau, le revêtement du sol et des murs. Des sorties de secours supplémentaires sont également prévues. Le déroulement précis des travaux est actuellement encore à l’étude.

Ce qui est certain, c’est que ces travaux engendreront d’importants embarras de la circulation. Le tunnel devra en effet être complètement fermé. Les travaux pourraient durer jusqu’à cinq ans.

BELGA/VERGULT