Les demandes d’asile en recul net en 2012

La Secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration, Maggie De Block (Open VLD), a indiqué que le nombre de demandes avait diminué de 15,5% en 2012 en Belgique par rapport à l’année précédente, pour passer de 25.479 à 21.500 dossiers.

« La crise de l’asile de ces dernières années est maintenant sous contrôle », a indiqué dans un communiqué la Secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration, Maggie De Block. « La base de ce résultat, c’est la concertation et la collaboration. J’ai mis les différentes instances d’asile d’une part, puis ces mêmes instances et Fedasil d’autre part autour de la table pour travailler ensemble à une politique humaine, correcte et cohérente ».

« Grâce à cette cohérence et l’amélioration des synergies, la crise de l’asile de ces dernières années est sous contrôle et la situation est stabilisée », a précisé De Block (photo). Elle a déclaré vouloir « consolider les mesures structurelles » et « rendre les mesures d’urgence durables ».

Parmi ces mesures, elle cite l’accélération des procédures d’asile. Les demandes introduites en 2012 sont traitées en moyenne endéans les 3 mois par le Commissariat général aux Réfugiés et aux Apatrides (CGRA). Maggie De Block cite aussi l’introduction du « filtre médical », en vigueur depuis le 16 février dernier. Ce dernier doit permettre de détecter les demandes de régularisations médicales non fondées.

Cette année, des campagnes de prévention et des actions intégrées ont également été menées, notamment lors d’une augmentation subite du nombre de demandes émanant d’un pays donné. Cela a notamment été le cas en 2012 pour le Cameroun, le Kosovo, l’Albanie et la Serbie. D’autre part, une liste des pays d’origine « sûrs » a été établie et est en vigueur depuis le 1er juin.

Enfin, les services à l’immigration ont également lutté cette année contre les demandes d’asiles multiples non fondées. Il s’agissait d’environ 30% de demandes introduites cette année.

L’organisation flamande Vluchtelingenwerk Vlaanderen, qui vient en aide aux réfugiés, craint cependant que “des personnes qui sont réellement à la recherche de sécurité, qui sont en fuite », soient touchées par les mesures. « Elles ne parviennent plus à entrer en Europe et donc plus en Belgique. Je pense notamment à de nombreux réfugiés syriens, qui sont coincés dans des camps, par exemple en Turquie », indique Els Keytsman.

Selon cette dernière, certains réfugiés ont dû attendre cette année aussi pendant de nombreux mois avant d’être invités pour une première interview.