Plus de tests ESB sur les bovins sains

Dès le 1er janvier, les tests systématiques pour détecter à l’abattoir l’encéphalopathie spongiforme bovine (aussi appelée « maladie de la vache folle ») sur les bovins seront supprimés en Belgique pour les bêtes saines de plus de 6 ans. Le dernier cas de cette maladie mortelle avait été détecté en octobre 2006 dans notre pays.
BELGA/KRAKOWSKI

Le secteur belge de l’élevage et l’abattage de bovins était demandeur de la suppression de tests systématiques en abattoirs pour détecter d’éventuels cas de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), parce qu’ils coûtent de l’argent (12,5 euros par bœuf abattu) et nécessitent de nombreuses démarches administratives.

Venue du Royaume-Uni à la fin des années 1980 et touchant dans une moindre mesure aussi d’autres pays, l’épizootie d’ESB avait infecté plus de 190.000 animaux, sans compter ceux qui n’ont pas été diagnostiqués. Cette infection dégénérative du système nerveux central des bovins provenait de l’utilisation pour l’alimentation des bovins de farines animales obtenues de parties non consommées de carcasses bovines et de cadavres d’animaux.

L’épidémie avait pris une tournure plus dramatique en 1996 lorsque les scientifiques s’étaient aperçus de la possibilité d’une transmission de la maladie à l’homme, par le biais de la consommation de produits carnés. La maladie a fait un peu plus de 200 victimes humaines, touchées par des symptômes proches de la maladie de Creuzfeld-Jakob.

A l’heure actuelle, l’épidémie s’éteint et le risque de contraction de la maladie dans l’Union européenne est pratiquement nul. Seuls les cadavres et des bovins suspects seront donc encore testés en Belgique, dès le 1er janvier, pour détecter d’éventuelles traces d’ESB. Ce qui représentera environ 100.000 tests en moins par an.

Dans notre pays, aucun être humain n’a jamais été contaminé par la maladie de la vache folle. Chez les bovins, le dernier cas d’ESB a été diagnostiqué en 2006.