La police brugeoise enquête sur des intoxications

Une dizaine de jeunes ont dû être hospitalisés à Bruges dans un état comateux après avoir bu, pendant le réveillon de la Saint-Sylvestre, un cocktail alcoolisé, dans lequel quelqu’un avait mis à leur insu des somnifères. Certaines des victimes, qui ont entretemps pu quitter l’hôpital, sont mineurs d’âge.

Au total, ce seraient 20 jeunes - tant des garçons que des filles - qui auraient consommé à leur insu des somnifères la nuit de la Saint-Sylvestre à Bruges (Flandre occidentale). Ils avaient tous l’air très endormis et assez soûls. Certains étaient même tombés et ne se souvenaient plus de rien. D’autres avaient été volés.

Neuf de ces jeunes - 8 garçons et une fille - étaient tombés dans un état comateux et ont dû être transportés à l’hôpital Saint-Luc de Bruges. Il s’agit de jeunes d’une vingtaine d’années originaires de Flandre occidentale et de Gand. Parmi eux, il y aurait cependant des mineurs d’âge.

Ces jeunes avaient assisté au festival de chant « Brugge zingt » (photo principale) dans la Venise du Nord et s’étaient ensuite tous rendus dans un café sur la place het Zand (photo dans le texte). Il n’est pas encore clair dans quel café les somnifères ont été ajoutés aux boissons alcoolisées, ni s’il s’agit d’un seul ou de plusieurs cafés.

Selon les médecins, les jeunes auraient donc bu sans le savoir un mélange d’alcool et de somnifères. Dans leur urine, des traces de benzodiazépines ont été retrouvées, des composés chimiques contenus dans des calmants et somnifères forts. La drogue Rohypnol - un amnésiant puissant - qui est parfois utilisé pour « endormir » une victime avant un viol, fait partie de ce groupe de composés chimiques. Des traces en auraient été retrouvées sur les victimes brugeoises.

Ce mercredi, les 9 jeunes avaient tous pu rentrer chez eux. La police et le parquet partent du principe qu’il s’agit d’un acte de malveillance. Un service spécial de recherche mène également enquête, mais aucun responsable n’avait encore été retrouvé ce mercredi matin. Les hôpitaux alentours ont également été interrogés, pour voir s’ils ont également dû traiter des cas similaires d’intoxication la nuit de la Saint-Sylvestre.