Moins de policiers en rue depuis un an?

Depuis l’entrée en vigueur de la loi Salduz il y a un an - qui a introduit la présence obligatoire d’un avocat lors de la première audition d’un suspect - les interrogatoires durent plus longtemps. Il y aurait ainsi "700 policiers en moins sur le terrain", a affirmé ce mercredi matin à la VRT radio Marc Hellinckx, le vice-président de la Commission permanente de la police locale.

Entrée en vigueur le 1er janvier 2012 en Belgique, la loi Salduz impose la présence d’un avocat dès la première audition d’une personne interpellée par les forces de l’ordre. Selon la police locale, la moitié des auditions dureraient ainsi maintenant plus d’une heure, alors qu’avant l’introduction de la loi quelque 80% des interrogatoires duraient moins d’une heure.

Selon Marc Hellinckx, vice-président de la Commission permanente de la police locale, ceci aurait pour conséquence directe que davantage de policiers seraient retenus dans les commissariats et seraient donc moins présents en rue. "Au total, nous avons au moins 700 membres du personnel en moins sur le terrain à cause des auditions plus longues", estime Hellinckx.

En principe, lors des auditions, l’avocat ne peut intervenir que si les droits du suspect sont bafoués. Mais d’après Marc Hellinckx, la réalité est bien différente. "Il y a un problème entre l’avocat et les enquêteurs, car l’avocat essaye effectivement d’intervenir pendant l’interrogatoire. Et le système actuel ne le permet pas".