Le cordon sanitaire menacé à Denderleew ?

Selon le SP.A et l’Open VLD, le cordon sanitaire autour du parti d’extrême droite Vlaams Belang a été rompu hier à Denderleew. Les deux partis ont dénoncé cette situation après l’adoption par la N-VA et le CD&V de la proposition du Vlaams Belang d’anticiper le vote à bulletin secret sur le collège échevinal.

Le Vlaams Belang a joué mercredi soir de sa position d'arbitre, dans la commune de Flandre orientale, pour obtenir l'anticipation d'une semaine du vote à bulletin secret sur la nomination des futurs membres du collège des bourgmestre et échevins.

Lors de l'installation du conseil communal, mercredi soir, sa proposition de faire procéder à ce vote le 9 janvier prochain plutôt que le 16 a reçu le soutien suffisant de la N-VA et du CD&V.

Dans cette commune, le Vlaams Belang, qui dispose de trois élus, se retrouve en position d'arbitre car aucune issue n'a été trouvée à l'affrontement entre deux blocs rivaux, SP.A-Open / Open VLD Plus (11 sièges sur 25) et CD&V/N-VA (11 sièges également).

La formation d'extrême droite n'a pas fait de secret de son intention de soutenir le bloc CD&V/N-VA.

Dans une réaction commune, le camp adverse (SP.A - Open / Open VLD Plus ont dit voir dans l'adoption de la proposition du Vlaams Belang un signe de plus de la volonté de rupture du cordon sanitaire autour de la formation d'extrême droite, dans le chef des sections locales du CD&V et de la N-VA.

De son côté, le CD&V Jan De Nul a souligné que le soutien de la proposition du Vlaams Belang ne veut rien dire. "Si la prédétermination d’une date est considérée comme une rupture du cordon sanitaire, alors je trouve cela exagéré. Pour parler de rupture du cordon, il faut un accord de coalition avec le Vlaams Belang, et il n’en est pour l’instant pas question", a-t-il commenté.