Ford Genk: la police évacue un piquet de grève

Plusieurs dizaines de policiers sont intervenus tôt ce lundi afin de libérer la voie pour le personnel des fournisseurs de Ford Genk. Plus tard dans la matinée, une soixantaine de travailleurs a tenté d’empêcher le chargement de véhicules finis dans des camions.

Afin de libérer la voie pour le personnel des fournisseurs de Ford Genk qui souhaite travailler, plusieurs dizaines de policiers ont évacué lundi matin le piquet de grève installé sur la Mondeolaan. De petites échauffourées s'en sont suivies avec les ouvriers qui occupaient ce poste.

Malgré les discussions qui ont eu lieu durant le week-end écoulé, les directions des fournisseurs IAC, SML, Syncreon et Lear n'ont pas encore donné de réponse aux exigences concrètes qui leur ont été présentées vendredi dernier par un comité d'action.

Bien qu'il existe une volonté de négocier via les délégations syndicales officielles, le noyau dur a refusé lundi matin de libérer la chaussée pour leurs collègues qui souhaitent travailler.

Une reprise du travail chez les fournisseurs est nécessaire car Ford Genk a besoin de pièces détachées et n'en dispose plus actuellement. La semaine passée, les travailleurs de Ford ont été mis au chômage durant deux jours après que la chaîne de production eut été mise à l'arrêt en raison d'un manque de pièces.

Plus tard ce matin, une soixantaine de travailleurs de Ford et de ses fournisseurs s'est rassemblée sur le site de Ford Genk pour tenter d'empêcher le chargement de véhicules finis dans des camions. Une douzaine de poids-lourds est stationnée sur le site.

Le travail ne devrait pas reprendre lundi chez Ford Genk, ni chez ses quatre fournisseurs. Trop peu de volontaires se sont présentés lundi chez les sous-traitants pour pouvoir démarrer la production. A l'extérieur, de nombreux employés se sont réunis pour marquer leur mécontentement, sous les yeux de la police.