Une aide logistique belge envoyée au Mali

La Belgique va envoyer deux avions de transport C-130 et deux hélicoptères d'évacuation sanitaire pour soutenir l’intervention militaire française au Mali contre les groupes islamistes du Nord. C'est ce qu'a annoncé le ministre belge de la Défense Pieter De Crem à l'issue d'une réunion du Comité ministériel restreint.
BELGA/GAUDIN

Ce conseil était "exclusivement" consacré à la situation au Mali. La durée de la participation de la Belgique fera l'objet d'une évaluation fin février début mars, a ajouté M. De Crem. Les deux C-130 seront opérationnels dès vendredi.

Pieter De Crem (CD&V, photo) avait déjà exprimé sur la VRT la forme que pourrait prendre ce soutien logistique: deux C-130 (car l'engagement de la France est limité en transports de troupes) ainsi qu'un hélicoptère médicalisé (un second serait prévu en réserve).

Didier Reynders (MR) avait confirmé mardi matin sur les ondes de La Première (RTBF) ce scénario, qui mobiliserait quelque 80 militaires belges. Le support belge serait logistique et de formation, à l'exclusion de troupes combattantes, a-t-il précisé.

Il a rappelé que la Belgique avait donné en septembre dernier déjà son accord de principe à une participation à une intervention internationale émanant du gouvernement malien, avec le support de la Cédéao (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest) et de l'Union africaine (UA).

Une demande officielle de la France

Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a affirmé lundi que la France n'avait "pas vocation à rester seule au côté du Mali". Après plusieurs contacts informels entre Paris et Bruxelles, la France a envoyé lundi vers 18 heures à la Belgique une demande officielle de soutien, a précisé M. Reynders (photo).

A ses yeux, la France a agi "en urgence" en "anticipant une opération internationale". Le chef de la diplomatie belge a regretté la lenteur de la mobilisation internationale et réclamé une "capacité d'intervention plus rapide". "Le but est de céder le plus vite possible le relais à une opération internationale où nous continuerions à jouer un rôle", a-t-il ajouté.

La stratégie de sortie du conflit sera un élément important pour le gouvernement belge, qui ne souhaite pas connaître une situation similaire à celle de l'Afghanistan, a reconnu Didier Reynders.

Notons qu’actuellement, 183 Belges sont enregistrés dans les services consulaires au Mali. Ils sont déjà pris en charge dans les programmes d'évacuation organisés avec la France. Le gouvernement belge leur recommande de quitter le pays ou, à tout le moins, de limiter leurs déplacements, même dans la capitale Bamako.