"La France ne prend pas la criminalité transfrontalière au sérieux"

La bourgmestre de la commune de Menin, Martine Fournier (CD&V), tire la sonnette d’alarme et demande aux autorités françaises de considérer ce dossier comme l’une de leurs priorités. Depuis des mois, des bandes françaises sévissent dans le sud de la Flandre occidentale. A Moorsele, une pétition a été lancée pour réclamer une répression plus sévère de la criminalité dans la région.

A la suite de la mort d’un habitant âgé dans la commune de Moorsele (Flandre occidentale), plusieurs voisins ont lancé une pétition pour réclamer une répression plus sévère de la lourde criminalité dans leur région transfrontalière avec la France.

L’homme de 81 ans a succombé en décembre dernier des suites d’un homejacking violent. Ses voisins demandent que les autorités établissent un véritable plan d’action pour lutter contre la criminalité qui accable leur région depuis plusieurs mois, et dont les auteurs seraient régulièrement des criminels venus de France.

Selon la bourgmestre de la commune de Menin, Martine Fournier (photo), la Belgique et la France se concertent déjà de longue date sur le problème de criminalité transfrontalière. « La ministre de l’Intérieur Joëlle Milquet a déjà entrepris les démarches nécessaires. Mais nous avons l’impression que la France ne considère pas ce dossier comme l’une de ses priorités absolues. Tant que ce ne sera pas le cas, nous ne pouvons pas avancer non plus », explique la bourgmestre.

Martine Fournier reproche notamment aux autorités françaises de ne pas collaborer de façon suffisamment active et de faire trainer les négociations.