La surveillance par reconnaissance vocale s'étend

Dès ce lundi, le système des surveillances électroniques sera étendu en Belgique. Dans une prison sur trois, les peines d’emprisonnement de courte durée seront ainsi dorénavant exécutées via une surveillance électronique à domicile par reconnaissance vocale. La ministre de la Justice, Annemie Turtelboom (Open VLD), estime que ce système pourra réduire de façon significative les retards dans l’exécution des peines.

A l’heure actuelle, trois types de surveillance électronique coexistent en Belgique: le bracelet électronique classique, la surveillance électronique par reconnaissance vocale et celle par GPS. Le nouveau système de détention à domicile avec reconnaissance de la voix signifie que le détenu ne doit plus porter un bracelet à la cheville, mais qu’il doit pouvoir répondre à n’importe quel moment à un numéro de téléphone fixe, quand il est appelé pour contrôle.

Ces derniers mois, quelque 308 personnes condamnées ont participé à un projet pilote dans les prisons d’Anvers, Bruges et Forest. Dès ce lundi 21 janvier, le système sera étendu. Dix des 33 prisons du pays l’utiliseront alors.

Le système sera surtout appliqué à des détenus qui doivent purger une peine très courte, à savoir des condamnés avec une peine maximale de 8 mois.

Un condamné reste en moyenne un mois en détention à domicile. Ce qui permet d’exécuter en peu de temps toute une série de peines, explique le ministère de la Justice. En raison du manque de place dans les prisons et le manque de bracelets électroniques, les peines de moins de 6 mois de prison sont actuellement rarement exécutées. Le nouveau système doit y remédier, pour lever notamment un certain sentiment d’impunité.

« Exécuter une peine n’est pas seulement important pour le sentiment de justice, mais a aussi un effet préventif », explique la ministre Annemie Turtelboom (photo). « Si un criminel sent qu’il sera effectivement puni pour ses actes, il y réfléchira peut-être à deux fois avant de les commettre ».