Ford : un huissier inflige une astreinte

Un huissier s’est rendu sur le site de Ford Genk, ce lundi matin, et a constaté une violation à la décision de justice interdisant d'entraver la reprise de la production au sein de l'usine automobile et des entreprises sous-traitantes.

Des membres du comité d’action des travailleurs des entreprises sous-traitantes de Ford Genk étaient présents en masse dans la nuit de dimanche et ce lundi matin. "Tout le monde s’attendait à ce que l'huissier intervienne cette nuit", a déclaré le journaliste de la VRT Mathijs Bijnens depuis Genk.

Un juge avait menacé d'une astreinte tous ceux qui bloqueraient les grilles de l’entreprise. Un huissier devait constater que les voies d’accès aux entreprises avaient bien été libérées.

Le comité d’action ne s’oppose pas à la présence d’un huissier et n’empêche pas les collègues désireux de travailler de se mettre au travail. "Nous voulons éviter des accidents" a-t-on déclaré. Vers 6 h du matin de nombreux travailleurs se sont présentés devant les portes de l’usine, mais celles-ci étaient fermées.

Plus tard, un huissier s’est rendu sur place accompagné de la police, il a lu la décision de justice. Une déléguée syndicale a alors demandé de pouvoir disposer d’une copie de cette décision sinon le blocage sera maintenu. Elle s’est vu alors infliger une astreinte de 1.000 euros.

"Les voies d’accès vers les entreprises sous-traitantes ont été libérées en partie ce week-end. Il y a encore un piquet de grève mais on peut passer en voiture et à pieds", a déclaré Mathijs Bijnens.

La production à l’usine Ford de Genk est à l’arrêt depuis plusieurs semaines parce que les pièces détachées ne sont plus fournies suite aux actions de blocage chez les sous-traitants.