Un accord sans le Vlaams Belang à Denderleeuw

Après plusieurs mois de tiraillements, le CD&V, la N-VA et l’Open VLD sont parvenus à un accord de contenu sur la gestion de la commune de Denderleeuw. Cet accord est finalement intervenu sans le soutien du Vlaams Belang qui avait tenté au début du mois de s’immiscer dans la formation de coalition en soutenant le bloc CD&V/N-VA. Les trois partis de la majorité doivent désormais négocier les différents mandats à remplir.

L’accord a été annoncé par le gouverneur de Flandre orientale, André Denys, qui avait désigné un informateur, l'échevin Jan De Nul (CD&V), pour sortir la commune de l'imbroglio politique dans lequel elle se trouvait.

"L'informateur De Nul a remis un document impressionnant, dans lequel tous les aspects importants et sensibles sont abordés", a indiqué M. Denys après avoir reçu M. De Nul. Les trois partis ont approuvé le document rédigé par l'informateur mais ils consulteront encore leur base cette semaine, a précisé le gouverneur.

Après les élections communales du 14 octobre dernier, la situation politique a longuement été bloquée à Denderleeuw. Les blocs CD&V/N-VA d’un côté et SP.A/Open VLD de l’autre comptaient en effet le même nombre de sièges,  se disputant ainsi le pouvoir.

Au début du mois, des échevins de la N-VA et du CD&V avaient été élus grâce au soutien du Vlaams Belang. De nombreux partis avaient alors dénoncé une rupture du cordon sanitaire autour de l’extrême droite. CD&V et N-VA avaient par la suite fait savoir qu’ils ne comptaient pas monter au pouvoir avec l’aide du Vlaams Belang. Après une médiation menée par le gouverneur André Denys, des concertations de contenu ont ainsi été entamés par la N-VA, le CD&V et l’Open VLD.

Les trois partis doivent à présent négocier les mandats à remplir. L'exercice politique et juridique peut s’avérer difficile à accomplir.