"Le PS fait involontairement le jeu du séparatisme"

Plusieurs mandataires CD&V de Bruxelles s’inquiètent des propos du nouveau président du PS, Paul Magnette et de la nouvelle présidente de la fédération bruxelloise du parti socialiste, Laurette Onkelinx, selon lesquels la Wallonie doit tisser des liens privilégiés avec Bruxelles.

"Le CD&V s’oppose à Bruxelles en tant que Région-Communauté et contre une Région ayant des liens privilégiés avec la Wallonie". Tels sont les propos de plusieurs mandataires importants du CD&V dans une lettre ouverte, publiée ce mercredi dans le journal De Tijd.

"Plus il y aura de Wallonie-Bruxelles, moins il y aura de capitale et que reste-t-il d’un pays sans capitale ?" lancent-ils.

La ministre bruxelloise Brigitte Grouwels (grande photo), la chef de groupe Brigitte De Pauw, le vice-président du parlement bruxellois Walter Vandenbosche et la parlementaire Bianca Debaets s’opposent à certaines déclarations de responsables socialistes francophones.
Ils font référence au plaidoyer pour un Etat Wallonie-Bruxelles défendu par le nouveau président du PS, Paul Magnette (petite photo) et aux propos de Laurette Onkelinx (petite photo), la nouvelle présidente de la fédération bruxelloise du parti socialiste, sur les liens privilégiés qui doivent exister entre la Wallonie et Bruxelles. "De tels propos mettent en péril l’actuel équilibre institutionnel, et involontairement, apportent de l’eau au moulin du séparatisme," estiment les responsables démocrates-chrétiens bruxellois-flamands.

Pour le CD&V, "Bruxelles a tout intérêt à conserver une collaboration avec toutes les Communautés et Régions. Un tandem exclusif entre la Wallonie et Bruxelles serait en contradiction avec les structures actuelles de l’Etat".

"De plus", ajoute les mandataires CD&V, "Bruxelles, sans la Flandre, disposerait aussi de beaucoup moins de moyens financiers". Et de faire référence aux 700 millions d’euros que la Communauté flamande investit chaque année à Bruxelles. Le CD&V s’oppose aussi à la transformation de Bruxelles en une Région qui disposerait aussi des compétences d’une Communauté.
Bruxelles n'a pas les moyens, par exemple, de disposer de son propre enseignement".

En conclusion, les mandataires CD&V plaident pour une bonne gestion et une plus grande sécurité à Bruxelles et ce dans l’intérêt de la Flandre. "Car si Bruxelles ne peut rien faire sans la Flandre, la Flandre a aussi besoin de Bruxelles".