Le regroupement familial continue de baisser

La Belgique a connu 30.096 cas de regroupement familial en 2012, contre 36.828 en 2011 et 41.336 en 2010, soit une baisse de 27 % en deux ans, selon des chiffres fournis mardi en Commission de la Chambre par la Secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration, Maggie De Block (Open VLD).

Cette diminution s’explique par l’entrée en vigueur en septembre 2011 d’une nouvelle loi qui a durci les conditions mises au regroupement familial. Le vote a eu lieu au mois de mai 2011, en pleine crise institutionnelle, alors que le gouvernement était en affaires courantes. Une majorité de rechange avait vu le jour, composée de la N-VA, du CD&V, de l'Open VLD, du MR et du SP.A. Le PS et le CDH s'étaient abstenus. Les écologistes avaient voté contre.

"La nouvelle loi est un succès", a commenté Théo Francken (N-VA).
Au total, à peu près la moitié de toutes les demandes sont refusées. "Cette loi répond en grande partie à ses objectifs" estime pour sa part Nahima Lanjri (CD&V). "Nous voulons pouvons offrir un meilleur avenir aux primo-arrivants dans notre pays. Des revenus suffisants et stables c'est quelque chose de très important".

"Cette loi avait été très critiquée mais elle livre aujourd'hui ses premiers résultats: 10.000 unités de moins en deux ans. Nous avions un des taux de regroupement familial les plus hauts d'Europe. Aujourd'hui, nous sommes en train de rejoindre la moyenne européenne", s'est réjoui pour sa part Denis Ducarme (MR).

Environ deux tiers des demandes étaient approuvées par le passé. Aujourd'hui, environ la moitié reçoit une réponse favorable. La plupart des refus sont motivés par l'insuffisance des moyens de la personne d'accueil pour entretenir les membres de sa famille qu'elle souhaite faire venir en Belgique.