Encore toujours trop de morts sur nos routes

Entre 2000 et 2010, le nombre de personnes tuées dans des accidents sur les routes belges a diminué de 42%, alors que notre pays s’était fixé comme but une baisse de 50% du nombre de victimes mortelles. Ce but n’est presque atteint qu’en Flandre (48%). C’est ce que révèlent les chiffres de l’Institut belge pour la sécurité routière (IBSR).

En l’an 2000, quelque 1.456 personnes perdaient la vie dans un accident sur les routes de Belgique. Ce qui représente une moyenne quotidienne de 3 morts. Lors des Etats-généraux pour la sécurité routière, les autorités belges s’étaient alors fixé comme but de réduire de moitié d’ici 2010 le nombre de victimes mortelles sur nos routes.

En 2010, le nombre de tués sur le réseau routier belge était encore de 840. Ce qui représente une diminution de 42% par rapport à 2000, mais pas une réduction de moitié, comme espéré.

Si on prend la Flandre séparément, les chiffres sont meilleurs. Le nombre de tués sur les routes flamandes a diminué de 48% en 10 ans, pour passer de 844 à 436. En Région bruxelloise, le nombre de victimes mortelles sur les routes n’a diminué que de 29,5% entre 2000 et 2010, tandis qu’en Wallonie il a baissé de 34%.

La Belgique reste cependant l’un des moins bons élèves européens en matière de sécurité routière.

Jusqu’en 2005, la Belgique semblait pourtant en bonne voie pour atteindre son but 5 ans plus tard. Elle avait alors vu tomber un maximum de 750 victimes mortelles par an sur les routes. Mais après 2005, les chiffres ont stagné.

La première grande analyse des accidents de la route par l’Institut belge pour la sécurité routière comprend encore d’autres chiffres surprenants. Ainsi, trois quarts des victimes mortelles de la route en Belgique sont des hommes. Le printemps et l’automne sont en outre les saisons les plus dangereuses sur nos routes. Et même pendant le week-end et les jours fériés, la route fait un grand nombre de victimes.