La princesse Astrid prête à renoncer à sa dotation

Dans un entretien accordé à la chaîne de télévision privée flamande VTM, la fille du roi Albert II a indiqué comprendre la demande publique de transparence et de meilleur contrôle des dotations allouées à la famille royale. Astrid déclare aussi accepter toute décision que le gouvernement et le Parlement pourraient prendre à propos de sa dotation annuelle de 320.000 euros.
AP2010

L’émission « Royalty » de la chaîne de télévision commerciale flamande VTM - une émission consacrée aux têtes couronnées - a suivi la semaine dernière la princesse Astrid de Belgique au Forum économique mondial de Davos, en Suisse. Sur le chemin du retour, la princesse a accordé une interview dans l’avion et, de façon surprenante, elle s’est montrée prête à parler des dotations accordées aux membres de la famille royale.

C’est la première fois qu’un membre de notre famille royale accepte de communiquer ouvertement sur le sujet, sensible. Le reportage exclusif sera diffusé dimanche soir.

La fille du roi Albert II et de la reine Paola affirme comprendre la demande publique d’une plus grande transparence et d’un meilleur contrôle des dotations aux membres de la famille royale. Elle souhaite ainsi lever les méfiances sur ce système.

Astrid (photo) voit cependant dans la récente polémique autour des dotations royales un signe de méfiance, ainsi qu’une forme d’attaque personnelle envers le travail qu’elle effectue depuis 20 ans, indique le journaliste qui l’a interrogée. La princesse aurait également déclaré être prête à donner des précisions sur la façon dont elle utilise sa dotation.

Astrid aurait également affirmé accepter toute décision que le gouvernement et le Parlement pourraient prendre au sujet de sa dotation, même s’il s’agissait de la réduire ou la supprimer. La princesse reçoit 320.000 euros par an. Elle affirme utiliser cet argent pour des actions qui bénéficient au bien-être dans le pays.

Et elle précise vouloir poursuivre son travail au sein de sa fondation contre le paludisme, baptisée « Roll Back Malaria ».

"Ma sœur peut se le permettre, pas moi"

Interrogé dimanche soir, par les quotidiens du groupe Sudpresse, sur les déclarations de la princesse Astrid à propos d’une éventuelle suppression des dotations royales, le prince Laurent a déclaré laconique : « Si ma sœur peut se le permettre, je suis ravi pour elle ». Le fils cadet du roi Albert II et de la reine Paola a ajouté : « Vous savez, moi je ne suis pas de ces personnes qui jalousent ceux qui ont les moyens », avant de préciser que ce que l’on raconte sur lui est « faux ».

Le prince a estimé que sa réponse était « très claire » sur son point de vue, avant d’ajouter que contrairement à lui sa sœur Astrid dispose d’autres ressources financières, provenant de son époux le prince Lorenz. Les quotidiens du groupe Sudpresse interprètent cela comme une indication du prince qu’il ne pourrait pas se passer de sa dotation.

L’accord du gouvernement fédéral sur la sixième réforme de l’Etat indique que seuls les souverains actuel, précédent et futur pourront encore bénéficier d’une dotation. Cette décision entrera en vigueur lors du changement de roi. Ce qui signifie qu’à terme, la princesse Astrid et le prince Laurent devraient perdre leur dotation respective (320.000 euros et 300.000 euros par an).