La Sûreté de l’Etat dépose plainte contre X

La Sûreté de l’Etat est "stupéfaite et indignée" après la fuite dans la presse d'un rapport confidentiel. Selon De Morgen, de ce samedi, la Sûreté vérifie si des hommes politiques ont des contacts avec des organisations telles que la Scientologie.

Des dizaines de noms sont cités dans ce rapport confidentiel, affirme De Morgen samedi.

Alain Winants, l'administrateur général de la Sûreté de l'État, a envoyé il y a une dizaine de jours un rapport confidentiel aux plus hautes autorités du pays. Pour souligner le caractère confidentiel du document, il y est signalé qu'il devait être conservé sous clé.

Le rapport étudie les faits et gestes d'organisations comme la Scientologie, Sahaja Yoga ou les Frères musulmans. Ces organisations "visent consciemment certaines institutions et essaient d'influencer les hommes politiques dans leurs décisions".

Il ressort du document que la Sûreté de l'État passe au crible depuis des années des hommes politiques et vérifie si et quand ils entretiennent des contacts avec ces organisations. "Chaque organisation a le droit de faire du lobbying", relève le rapport. "Mais quand les hommes politiques sont contactés pour influencer le processus de décisions, pour adapter des lois ou exercer leur influence, la zone grise du lobbying est franchie. On peut alors parler d'immixtion".

Plainte contre X

Lors d’une conférence de presse organisée ce samedi après-midi, la Sûreté de l'Etat a déclaré qu’elle déposait plainte contre X après la fuite dans la presse de ce rapport confidentiel.

Selon la Sûreté de l’Etat, il n’est pas exact que la vie d’homme politique ait été passée au crible. Selon l’administrateur-général Alain Winants (photo) certains noms sont apparus parce que les hommes politiques avaient, par exemple, été contactés par des sectes et non pas parce qu’ils auraient collaboré avec elles. Winants a aussi insisté sur le fait que c’était le rôle légal de la Sûreté de surveiller les sectes.